Il est libre Max …


Il est libre Max …

Une proposition de loi prévoit de réprimer l’achat de prostitution. Je l’approuve. J’estime que les peines prévues sont bien légères, surtout lorsque cet achat représente un chantage à l’emploi.

Des hommes s’offusquent que l’on attente à leur « droit d’aller aux putes » : l’expression dit tout : les femmes sont des chiottes. D’autres disaient pour défendre au XIXeme siècle en France, la règlementation « sanitaire » de la prostitution qu’elle constituait un « égout séminal ». 

Plusieurs intellectuels ont concocté une pétition pour s’y opposer. Leur argumentaire réclame la « liberté », et proclame qu’il existe des femmes qui « aiment ça ». Ils déclarent qu’ils ne céderont pas aux « ligues de vertu », se demandent si la pornographie ne sera pas interdite demain. Ils prétendent vivre en « adulte »

Je m’honorerais de pouvoir prétendre appartenir à une ligue de vertu.  Je considère que l’interdiction de l’achat d’acte sexuel signifie évidemment l’interdiction de la production de pornographie avec acteurs.

Les connotations « adultes » contre vierges effarouchées des « ligues de vertu » donnent à ce texte un style « beauf ».

Le plus énorme est le mot « liberté ».
Liberté de quoi Max ?
Liberté d’être mené par le bout de ses boyaux.
Liberté d’être mené par ses hormones, envies et appétits.
Liberté d’être mené par le plaisir animal de faire plier et de soumettre.
Liberté d’imposer son corps à l’autre.
Liberté de jouir du fait de pouvoir lui imposer ce corps qu’il ne désire pas.
Liberté de forcer le consentement.
Liberté de jouir d’avoir obtenu que l’autre joue la comédie du consentement.
Liberté de pouvoir sentir sa réticence, son absence de son propre corps, sa souffrance, et d’en jouir.
Liberté de l’avilir.
Liberté d’user du pouvoir de l’argent.
Liberté de s’aveugler : non les femmes n’aiment pas « ça » mais juste l’argent qu’elles reçoivent.
Liberté de mentir car c’est bien parce qu’elles n’aiment pas « ça » que l’on s’excite à leur imposer.
Liberté d’être orgueilleux de pouvoir se les payer.
Liberté de ricaner des plus  faibles qui se débattent et de parler plus fort qu’eux.
Liberté de distordre les mots pour inverser l’apparence des culpabilités.
Liberté de s’avilir.
Liberté de céder aux tentations les plus viles … ?

On n’est libre de rien quand on n’est même pas libre d’avoir ce minimum d’amour pour les autres, qui est de ne pas leur faire violence sciemment.

elissievna

343 prostitueurs ou complices des prostitueurs ...




Contre l’Education « purement » sexuelle : le cas de la fille de Rachida Dati



Contre l’Education « purement » sexuelle : le cas de la fille de Rachida Dati

La lecture des recommandations faite pour l’Education sexuelle des jeunes, des textes sur les « droits sexuels et génésiques » soumis à l’approbation de l’Union européenne, ont de quoi faire frémir. La norme de ces textes est la loi d’airain de l’amusement des plus forts. Ce n’est pas la vision « fleur bleue » du féminisme.
Qu’il faut enseigner dès la naissance, entre zéro et quatre ans,  le fonctionnement sexuel du corps, en valoriser l’usage pour son plaisir, parler des différentes sexualités bien avant la puberté, dès six ans ... Que chaque garçon ou fille pubère « a bien droit » au plaisir, qu’il ou elle « le vaut bien », que l’en priver serait sadique et barbare.  Que l’interdit se limite à ne pas violer, à obtenir le « consentement ». Que la responsabilité se limite à limiter les risques de grossesse. Pour le reste, toute responsabilité est dégagée.  Que la valeur consiste à savoir se servir efficacement de son corps,  et à trouver des partenaires pour ces jeux. Que ne pas en trouver est anormal. Que ceux qui parlent de chasteté sont des fascistes.
En cas d’échec on a « droit à l’avortement » : traduction : la femme doit avorter et ne pas enquiquiner l’homme. Si elle « garde » l’enfant, celui-ci n’aura pas forcément de père, il n’aura pas forcément d’aide des amants de sa mère pour vivre. Pour peu qu’une femme ait plusieurs amants, probablement aucun ne sera responsable de rien. La responsabilité des adultes, surtout celle des hommes, est dégagée envers l’enfant, la société n’a pas à forcer son père à faire un test.
Merde on n’a pas donné l’avortement à ces salopes pour se charger de leurs chiards, et celle qui moufte on la marquera comme on faisait avant, au fer rouge : « pute ». Voilà ce qui s’entend «  très fort » derrière les présentations faites par notre presse des démarches de Rachida Dati. Notre morale, pardon éthique, moderne, nous dit que Rachida Dati n’avait qu’à avorter et que si elle ne l’a pas fait, elle est probablement animée par des raisons vénales, et que c’est elle la seule « salope », la seule coupable envers sa fille.
L’affaire de la petite Zohra, fille de Rachida Dati, est emblématique de l’application de cette « morale » là, qui ose se présenter comme humanisme et libération.  Zohra n’a pas de père pour la reconnaitre et sa mère est présentée comme vénale, et personne ne proteste, car la morale moderne, qui sous-tend l’éducation sexuelle donnée, juge cette situation normale. 
La petite Zohra n’a pas été reconnue par celui qui l’a conçu. L’homme qui a pris du plaisir avec sa séduisante maman ne veut pas entendre parler de cet enfant. Un tribunal a demandé que soit effectué un test de paternité, mais il ne peut l’imposer. Sage décision : Zohra a le droit de savoir qui est son père, n’est-ce pas ? Mais l’homme à qui ce test a été demandé s’y est refusé.
Notre morale, pardon éthique, moderne lui donne raison, à lui et aux autres amants de Rachida Dati à l’époque. Pire la morale sur laquelle est basée l’ « Education sexuelle » donnée aux jeunes leur donne raison.
Je leur donne entièrement tort : quand on a des relations sexuelles, on est responsable de l’enfant qui en nait,  on en est responsable dès qu’il est conçu.
Ces hommes étaient-ils donc incapables de concevoir qu’une femme d’une quarantaine d’années puisse avoir  envie «  consciemment ou inconsciemment » d’un enfant, d’une famille ? N’ont-ils pas pu se rendre compte de la cruauté qu’il peut y avoir à laisser miroiter ou faire apparaitre à une femme cette image, pour ensuite aller s’amuser ailleurs ?
Notre presse, nulle part, n’a un mot pour dire que Rachida Dati, échappée jeune d’un mariage forcé, a agi peut-être au mieux qu’elle pouvait pour avoir sa fille, tard, quand elle avait enfin les moyens minimum de la protéger, et agit au mieux pour la protéger et la défendre aujourd’hui.
La presse a-t-elle fait ses gros titres du refus du test de paternité ? Non. Un homme qui n’assume pas les conséquences d’une relation sexuelle, ce n’est pas un gros titre. Un bébé qui ne peut pas savoir qui est son père biologique, ce n’est pas un gros titre. Qu’est-ce que notre presse prend plaisir à mettre en avant, à insinuer : Rachida Dati demande une pension mirobolante, une jolie femme qui se conduit en catin hein, ça c’est du croustillant.
Selon notre « éthique » moderne, libérée, du choix : aucun homme, aucune justice n’a à répondre du sort de Zohra, petite fille d’une mère à la vie pour le moins chaotique, petite fille sans père.
Zohra Dati est l’exemple emblématique du mal que fait aux femmes et aux enfants, la vision des rapports humains enseignée aujourd’hui dans les cours d’éducation sexuelle, qui ne vaut pas tellement mieux que la morale islamique. Les deux prônent le sexe avant l’amour d’autrui, les deux font de la force, légitimité et droit.
L’ « Education sexuelle », purement sexuelle, moderne affiche son refus du viol, son souci de la « responsabilité ». Je dis qu’elle est un viol et qu’elle pousse au viol.
L’éducation sexuelle actuelle oblige des enfants et adolescents à voir et regarder des représentations sexuelles, à en parler, en présence d’adultes qui les regardent regarder et écouter etc.  Je dis qu’il faut avoir subi un sacré lavage de cerveau pour ne pas se rendre compte de la perversité de ces situations.
Chacun sait comment fonctionne la pornographie, quels effets physiques elle produit. Forcer un être humain à percevoir une représentation sexuelle, c’est enclencher un mécanisme sexuel en lui, donc pénétrer dans son corps, dans le fonctionnement nerveux et sensible de son corps : c’est du viol. Forcer des enfants à entendre parler de sexualité est un viol, et un traumatisme d’autant plus grand qu’il y a décalage entre les représentations qui leur sont imposées et la conscience qu’ils ont de leur corps.
La seule éducation « sexuelle » des petits enfants est de leur apprendre la bonne tenue, la politesse, les bonnes manières, c’est-à-dire, ce qui leur permettra de se sentir dignes et d’exiger d’autrui, la distance corporelle et le respect de leur corps qui les protègera.  Connaitre les règles de la bonne tenue, savoir qu’elles sont la règle,  leur permettra de percevoir immédiatement un éventuel comportement dangereux chez un adulte abuseur. Les enfants ont besoin de compréhension et de soutien de leurs parents, des adultes qui les soignent quand ils sont embarrassés par leur corps, ils ont d’adultes qui les aident …  à se passer de leur aide. Les adolescents ont au plus besoin de conseils de lecture, ils n’ont pas besoin d’adultes qui les matent pour voir leurs réactions au spectacle d’organes sexuels en fonctionnement… L’éducation sexuelle obligatoire, in vivo, en classe, est un viol doublé de l’obligation pour les enseignants d’être voyeurs.
Comme contre l’homophobie, la politesse suffit largement à répondre aux problèmes « sexuels » à l’école : nul besoin d’expliquer aux enfants ou jeunes adolescent ce qu’est l’homosexualité, il suffit de leur apprendre à ne se moquer et à n’insulter personne, il suffit de montrer que personne n’a à subir d’insulte ou de brimade ou autre méchanceté, ni les garçons efféminés, ni les filles « garçon manqués », ni les infirmes, ni personne…  Les adolescents qui ont des sentiments homosexuels n’ont pas besoin d’autre forme de réconfort pour les rassurer.
Quant aux hypothèses qui sous-tendent ces programmes, elles sont qu’il y a déconnexion entre sentiments et sensations, entre amour et relations sexuelles, que la norme est que chacun trouve des « partenaires »  dès l’adolescence, et ait donc besoin de contraception et éventuellement d’IVG.
Ces programmes parlent de responsabilité mais nulle part de sentiment et d’affection, or il est impossible d’avoir un comportement moral et responsable sans parler des questions affectives et des sentiments. Ils ne nient pas les sentiments explicitement, mais ils les ignorent, en font abstraction : ce qui signifie, fait comprendre, qu’il n’est pas nécessaire de les prendre en considération. Or il est indispensable de prendre les affections en considération si l’on ne veut pas se conduire en brute et en égoïste !  Dès lors que l’on tait les aspects affectifs dans les relations sexuelles, on ouvre la voie au forçage des consentements, à la brutalité, à la prééminence de l’égoïsme sur le souci de l’autre, sur l’amour pour l’autre. Utiliser le mot de responsabilité sexuelle sans parler d’affection et de sentiment, représente une dissimulation de l’irresponsabilité fondamentale que l’on légitime.
Michel Onfray dit dans une interview (http://elisseievna-blog.blogspot.fr/2012/08/le-pacte.html, http://youtu.be/Z_p6MRsEaS8 )  qu’il trouve normal « parce que l’on éprouve des désirs » que « tout le monde trompe tout le monde », qu’il suffit pour que la morale soit sauve, de ne pas le dire au conjoint parce qu’il en souffrirait forcément, qu’il est normal de se dégager par avance de toute responsabilité pour des sentiments,  des attachements qui peuvent naitre d’une intimité en passant des « contrats »… Il faut se dégager pour d’autres désirs, la loi du désir doit primer sur l’amour qui peut naitre chez l’autre. Vision tout à fait en phase avec l’éducation purement sexuelle. Vision déprimante, semeuse de malheur, car dénuée d’amour.
La logique du « droit à la sexualité, droit à la contraception et l’IVG » sans nulle part mention des sentiments humains, est la logique de la prédation :  si l’un a « droit à la sexualité » il faudra qu’il force un autre à subir son corps, qu’il prétende avoir obtenu son consentement quel que soit les moyens de pression utilisés. Il forcera un certain nombre de femmes à avoir l’apparence d’être « pute par nature », pour « assouvir ses pulsions » : elles sont « par nature consentantes puisque putes » n’est ce pas … on aura la générosité de « règlementer leur activité », pour que ces « égouts séminaux » conservent leur état de propreté après usage..  Si l’un a droit à l’IVG, il faudra qu’il soit sans problème moral ou émotionnel de tuer un être humain vivant et que le médecin soit forcé à le faire. Le marché y trouve son compte. Pas l’humain.   

L’humain exige qu’il n’y ait pas d’interdits arbitraires,  pas de répression pour la sexualité que l’on souhaite avec l’autre, pas de répression pour disposer de l’intégrité de son corps, (dans certains cas par l’avortement) : il faut arrêter la dérive en « droits à » de la base de notre droit qui est « pas d’interdit arbitraires » : « la loi ne peut interdire que ce qui est nuisible ».







Etant plus anti-raciste que Taubira, je n’admets pas le racisme envers elle

Etant plus anti-raciste que Taubira, je n’admets pas le racisme envers elle



Poser le débat sur la photo montrant Taubira à coté d’un petit singe en terme de liberté d’expression est une formidable connerie politique, il n’y a pas d’autre mot …  Je ne peux pas tolérer que le combat idéologique contre l’idéologie de l’islam risque d’être discrédité par des propos tout simplement stupides par leur absence de méthode et leur motif puéril.
Quelque soit le sujet dont on traite, il est impossible de  le traiter sérieusement sans connaitre toutes les données, en particulier historiques qui le composent. Il ne suffit pas de trouver 14,  100, mille illustrations allant dans un sens, si on oublie totalement une idéologie qui a elle aussi 14, 100, mille exemples. Il est impossible de traiter honnêtement d’un problème concernant le racisme anti-noir en occultant toute une partie de l’histoire de cette question :  comparer le montage mettant cote à cote une ministre noire, Taubira, et un singe avec des illustrations montrant des blancs caricaturées en singe, en « oubliant » tout l’historique des théories racistes rapprochant les noirs des singes est inadmissible.
Impossible d’occulter que de telles phrases ont été écrites :
« « L'Africain, notamment par ces traits qui le rendent différent de l'Européen, est proche du Singe...[et] les caractéristiques qui distinguent l'Africain de l'Européen sont les mêmes, simplement à des degrés différents, que celles qui séparent le singe de l'Européen » Charles White dans An Account of the Regular Gradations in Man and in Different Animals and Vegetables, 1799.
 « Ils grimpent, sautent sur la corde, voltigent avec une facilité merveilleuse et qui n’est égalée que par les singes, leurs compatriotes, et peut être leurs anciens frères selon l’ordre de la nature » Julien Joseph Virey, « Histoire naturelle du genre humain », Paris, 1827.
Impossible d’oublier le classement au rang des noirs par Joseph Arthur de Gobineau, dans son Essai sur l’inégalité des races humaines (1853-1855). Impossible d’occulter l’histoire des zoos humains où  furent exposés des noirs et des « indiens » ou  des aborigènes, comme des animaux.
Il est insupportable de voir à nouveau pratiqué de telles assimilations, ou des montages que rien ne différentie de ces assimilations- là.  Les caricatures d’hommes blancs en singe ont un sens figuré, ce n’est pas le cas, étant donné ces théories, pour les caricatures d’hommes noirs en singe. Il est impossible de nier que cette identification est possible au sens propre, car quelques soient les gesticulations des racistes noirs anti-blancs ou les assassinats de Sud-Africains blancs par des noirs, un même ensemble de théories et de pratiques traitant l’autre groupe en animal, n’a pas existé de la part des noirs envers les blancs – il n’est pas exclu qu’un tel évènement se produise, mais jusqu’à présent, l’histoire n’a pas été la même pour les noirs et les blancs.
 Pour répondre à certains courriers de lecteurs, je dirai que j’estime avoir plus de leçons d’anti-racisme et d’anti-sexisme et de lutte contre les discriminations – au sens de distinctions abusives-  à donner qu’à recevoir.  Les associations » anti-racistes n’existant que par leurs subventions hurleront contre cette photo de Taubira : elles auront raison, tout simplement, car ce montage est honteux. Il est politiquement stupide dans ce cas de brandir la notion vaseuse de « bien-pensance » à contre-pied, pour réclamer la « liberté d’expression » : c’est du niveau infantile de gosses qui disent « si les anti-racistes nous l’interdisent alors on va le faire » …
Je réfléchis à ces questions depuis l’enfance, depuis que j’ai appris ce qu’avais été la guerre, et je l’ai appris avant l’ « âge de raison ».  Je n’ai milité que pour la cause des droits humains essentiels, sans discriminations aucune, ainsi que pour la cause féministe, depuis des décennies maintenant et je fais partie d’une association dont l’objet est le féminisme et anti-racisme.  Je défends le féminisme, l’authentique, celui qui défends les femmes comme individues, autonomes, non subordonnées à « la famille » ou à l’impératif de servir « la féminité », et leur droit à l’intégrité physique et à la disposition de leur corps, jusqu’à celui de ne pas y accepter le corps d’un autre être humain embryonnaire ;  je défends l’anti-racisme, l’authentique, celui qui refuse le suprémacisme ou le mépris envers n’importe quelle part de l’humanité
Je suis « survivante » par un miracle inexplicable des théories racistes et de la « critique religieuse » sur lesquelles s’appuyait Hitler : en aucun cas je ne veux oublier que ces théories existent. C’est parce que je ne l’oublie pas que j’écris contre la doctrine islamique et son enseignement de la violence, de la haine et du mépris. C’est parce que je connais les théories antisémites, anti-juifs, que je vois la différence entre la critique anti-raciste des islamiques, et ces théories antisémites dont l’apogée fut Mein Kampf.
La critique d’une religion n’a pas la même portée, selon le sens des textes de cette religion d’une part, et selon le motif des critiques d’autre part. La critique d'Hitler contre le judaïsme était qu'il était une théorie destinée à la survie du peuple juif,  ce que je reproche au coran est d'édicter comme norme que "le musulman tue et est tué", donc d'être une théorie qui conduit les musulmans eux-mêmes à la mort.
On ne peut pas mettre sur le même plan de la « liberté d’expression », les idéologies qui appellent à la violence ou légitiment d’entretenir un sentiment de haine, et la critique de ces idéologies. La liberté d’appeler à la violence doit être restreinte dans la mesure nécessaire pour éviter que ces appels ne soient suivis : la restriction doit être elle-même la plus restreinte possible, la liberté doit demeurer la règle, mais elle est « bornée » par la liberté « des autres membres de la société » de voir leur sécurité assurée, de ne pas voir l’ensemble de leurs libertés détruites.  Il est puéril de demander le droit de dire n’importe quoi n’importe comment. Tout comme il est absurde de prétendre lutter contre le racisme ou l’antisémitisme avec des lois aussi mal rédigées que celles en vigueur en France, qui sont plus contre-productives qu’autre chose.
J’estime être plus anti-raciste que les grandes associations anti-racistes subventionnées qui nient qu’un racisme anti-blanc existe. J’estime être plus anti-discrimination que Christiane Taubira qui refuse que l’on rappelle la traite arabe des noirs, par souci de ne pas « stigmatiser » les jeunes arabes mais exige une loi commémorative de la traite européenne des noirs, sans souci de l’opprobre qu’elle jette sur les jeunes européens.
Je n’excuse en rien la discrimination grave qu’elle commet. Je n’excuse en rien non plus le racisme anti-blanc. Je condamne la récupération de la notion de « domination » pour justifier l’admission par les représentants d’associations prétendument « anti-racistes » d’actes et de propos racistes envers les blancs, sous prétexte que les blancs seraient « dominants » et que le racisme envers les « dominants » n’existerait pas.
Je signale aussi que j’ai condamné des remarques sexistes ou violentes contre des femmes politiques de tout bord, récemment les insultes d’un assistant parlementaire contre Marion le Pen.

Je refuse par contre absolument, que la confusion soit semée entre ma critique de l’islam et un racisme quelconque, en l’occurrence le racisme anti-noir.

Judaisme et christianisme sont anti-racistes, la "Manif pour tous" n'est pas raciste

Judaisme et christianisme sont anti-racistes, la "Manif pour tous" n'est pas raciste



Certains tels cet historien  ( http://leplus.nouvelobs.com/contribution/961374-christiane-taubira-guenon-apres-l-homophobie-de-la-manif-pour-tous-le-racisme.html ), ont sauté sur l'occasion d'un propos raciste d'une fillette pour accuser la Manif pour tous de racisme, alors que les effectifs de la "Manif pour tous" sont principalement catholiques : cette accusation est injuste. 

Le judaisme et le christianisme sont à l'exact opposé du racisme et du nazisme,
La Bible et les rabbins expliquent que toute l'humanité a été créée d'un seul humain, male et femelle, afin qu'aucun être humain ne se considère comme supérieur à un autre,
Dieu, « à partir d’un seul homme, a créé tous les peuples » (Ac 17,26)"
Hitler abhorrait le christianisme, son "Seigneur" prône l'exact opposé des évangiles en prônant la sélection d'une race humaine qui serait supérieure, et l'extermination des "sous-humains" jugés inférieurs,
il est totalement faux et calomnieux de prétendre que Mein Kampf ferait mention de Jesus : il ne le mentionne qu'une seule fois et pour se féliciter d'une critique qu'il fait contre les autres juifs, Mein Kampf loue un autre "Seigneur", un autre dieu,
Jésus défend les petits et les faibles  " « Ce que tu fais au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que tu le fais ». (Mt 25,40)" , le "Seigneur" de Hitler les élimine.

On m'a reproché de critquer l'islam plus que les autres religions, je réponds que j'applique à toutes les idéologies les mêmes critères, or je ne constate pas les mêmes normes dans l'islam et dans le judaisme ou le christianisme, on me reproche de critiquer la religion d'un groupe, mais la critique d'une religion n'emporte nullement de tort systématique pour un groupe, bien au contraire :
La critique d'Hitler contre le judaisme était qu'il était une théorie destinée à la survie du peuple juif ; ce que je reproche au coran est d'édicter comme norme que "le musulman tue et est tué", donc d'être une théorie qui conduit les musulmans eux-mêmes à la mort : la critique d'un texte "religieux" n'a donc pas le même effet selon le sens de chaque texte religieux !

La vision juive et chrétienne ne repose pas sur des données "matérielles" "scientifiques" sur l'analyse des "forces", mais sur un choix moral, la Bible en disant que l'être humain est né d'Adam, n'énonce pas une vérité scientifique mais une fiction morale, une injonction morale, d'où il découle qu'aimer Dieu et aimer son prochain, qui est à l'image de Dieu, comme soi-même, s'applique à tous les êtres humains.

Les différences physiques, les différences de force physiques ne prévalent pas dans la vision juive. La rupture essentielle entre animaux et humains n'y est pas la sensibilité ou les sentiments, les rabbins expliquent l'interdit de consommer lait et viande ensemble par les sentiments maternels des femelles animales pour leurs petits, la rupture entre règne animal et humanité est celle de la conscience, elle-même liée au langage permettant la réflexion morale, ainsi que l'énoncé des lois.

La culture africaine noire, les caractéristiques peut-être matérielles des noirs leur donnent certaines faiblesses, ou vulnérabilités, qui expliquent l'histoire des noirs, mais aussi les apports de la culture noire à l'humanité : en aucun cas, dans la morale juive et chrétienne, ces vulnérabilités n'autorisent les abus contre les noirs, en aucun cas leur humanité ne doit être contestée, en rien elle n'est contestable.

Aucune morale, aussi bonne soit elle, ne met à l'abri ... des violations de cette morale, mais les violations de cette morale, ne sont pas la preuve qu'elle n'est pas bonne, mais juste qu'elle n'est pas appliquée, qu'il y a des défaillances. La Bible ( " Nouveau Testament" compris) est l'histoire des défaillances des juifs, pourtant censés être aidés par la Torah, elle est la preuve du sens auto-critique des juifs, pas une critique de la Torah.







Sexualité et souffrance

Sexualité et souffrance




La sexualité n’est misérable que lorsqu’elle ne n’est pas utilisée pour un but noble, humain. Le désir sexuel est un outil pour être à l’écoute de l’autre, pour comprendre celui qui est différent de soi, s’il engendre une certaine souffrance, cette souffrance est ce qui nous en évite une pire qui serait celle de l’enfermement en soi-même, de l’impossibilité de comprendre et de communiquer, elle nous empêche de sombrer dans un état létal, autiste, elle nous réveille pour pouvoir être vraiment heureux, elle nous dit que nous pouvons être vraiment vivant. Etre heureux de pouvoir vivre en aimant vraiment.



Compassion pour les consommateurs de prostitution ?!

Un lecteur m'adresse une pétition à paraitre contre le projet de loi abolitionniste réprimant l'achat de prostitution, je lui réponds que je suis abolitionniste et pour la loi suedoise ...

Il m'adresse les propos suivants : 
" Les Suédois me donnent froid dans le dos...je vous les laisse !Vous aussi, comme les communistes (sur un tout autre plan), vous croyez pouvoir changer la nature de l'homme 
(et la femme) ?
C'est une démarche inhumaine qui mène à la violence.
Je ne parle pas de toutes celles qui y sont contraintes, bien sûr.
Mais il y en a beaucoup que ça ne dérange pas du tout, et surtout, qui aiment l'argent.
Et tous ces hommes malheureux, à la sexualité misérable, pour trente-six raisons que nous n'avons pas à juger, qui y trouve un petit bonheur momentané et le calme de leurs pulsions ? Un peu de compassion peut-être ?"


Je publie ici ma réponse, non revue et corrigée ni ordonnée ni tempérée, car elle traduit la violence de cette pétition et de sa défense, et la répulsion qu'elle provoque en moi, tout en expliquant bien sur les raisons, précises, réelles, incontestables qui expliquent mon dégout moral et ma réprobation.  La justification de la violence, il faut bien le comprendre, est en elle-même une agression pour qui l'entend. 


voici la page où j'ai affiché des vidéos sur ce sujet. 


on me demande "de la compassion pour les malheureux clients des prostituées" :  compassion pour des violeurs ? pour des mecs qui profitent du pouvoir de leur fric pour se taper le plaisir d'imposer leurs boyaux, leur sueur et leur haleine au corps de femmes piégées dans cette situation, de femmes qui se droguent ou boivent ou se laissent tomber malades, pour supporter cette torture chinoise permanente, pas de compassion pour des salauds, non.

la seule voix de compassion consiste à leur dire d'arrêter d'être des salauds, de retrouver leur dignité, d'oser le cran de faire leur examen de conscience

"il y a des femmes que ça ne dérange pas"
" on ne peut pas changer la nature de l'homme et de la femme"
"ces hommes à la sexualité misérable"
" on ne doit pas juger"
" ils trouvent un bonheur momentané", " un soulagement à leurs pulsions"

j'ai rarement lu une vision aussi gerbante de la conduite  humaine en si peu de mot, tout est dégoutant, tout est inversé dans cette vision là

si, toutes les femmes prostituées en souffrent, il suffit d'écouter celles qui en sortent réellement, il suffit de s'imaginer à leur place et que ceux qui ont un doute aillent sur le trottoir en s'imposant de ne rien bouffer pendant un mois d'autre que ce qu'ils auront gagner avec leur cul et leur bouche

"sexualité misérable"
ils y  ont bien droit ces mecs à avoir une sexualité où on a de la nana, où on s 'éclate, ils le valent bien, on va pas quand même leur donner moins que ça, puisqu'on vous dit qu'il y  a des salopes qui aiment ça : moralité de l'adoration de la loi du plus fort, moralité du droit d'être supérieur, prétention et orgueil écoeurant : non mais "j'ai bien le droit, avec la valeur que j'ai, à ce que la vie, à ce que les plus faibles, me donne ce que je mérite, m'honore à ma juste valeur ! espèce de salope qui veut m'opprimer en me privant de mon du minimum"
cette expression synthétise en deux mots l'inversion totale des valeurs que le prostitueur commet
ce qui est misérable car bas, car violent, c'est l'orgeuil démesuré de s'emparer du corps de l'autre par la force de la pression du fric par pur orgueil de "l'avoir", t'as pas de l'autre suffisamment pour te sentir "non misérable", pour sentir ton pouvoir sur la nanas, alors tu te sers .. ce qui est "misérable" c'est  de décider de faire souffrir l'autre, de ne pas voir sa souffrance,
la "misère" considérée selon cette expression, c'est de ne pas avoir assez de consommation de femmes, d'avoir pas su les emballer, les "séduire", les obliger autrement, n'avoir pas assez de domination sur la réalité pour avoir réussi à s'approprier leur corps, leur disposition,  t'as pas réussi le top du pouvoir, arriver à les manoeuvre sans en avoir l'air, mec alors t'es nul, pauvre vieux, mais t'as du fric, tu peux les manoeuvrer en avouant que tu le fais avec du fric, ben fais deja ça,  alors sers toi, "tu le vaux bien"
il n'y a aucune misère autre que la "msière" d'etre ignoble là dedans
il y a par contre dans cette expression le chantage, la pression sur les femmes : espece de salope si tu t'opposes à ce que nous voulons, je dirais que t'es une salope, une violente qui "fait froid dans le dos", un monstre sans "compassion" et pas une femme, c'est toi que je ferais passer pour une ordure

la sexualité n'est jamais misérable que lorsqu'elle empêche d'avoir un comportement aimant envers autrui, là est la seule "misère" qui peut lui être liée, misère de l'égoisme, de l'enfermement en soi,

"assouvir ses pulsions" : il faut vraiment prendre les femmes pour des demeurées pour oser parler comme d'un bien d'un tel acte,  "assouvir ses pulsions" sur l'autre, chier sur l'autre, bouffer l'autre, " je le vaux bien", inversion totale, les pulsions dans le domaine sexuelle se maitrisent facilement, nul besoin d'utiliser autrui, il n'y a aucun besoin d'utiliser l'autre, et meme pour les pires infirmes qui voudraient se défouler, tous les matériaux existent : prétendre qu'il existe des "besoins" c'est se "foutre" du monde, prendre les femmes pour des connes, nier une fois de plus qu'elles ont aussi elles des désirs et des pulsions, la seule "misère" est d'être infoutu, de ne même pas songer à maitriser ses pulsions, cela oui, c'est de la misère morale

"bonheur momentané" : saloperie de jouir d'avoir pu se payer l'autre, dominer l'autre, le contraindre à ce qui lui répugne, puisque soit on plait soit on s'impose à celle ou celui à qui on ne plait pas, inversion totale d'appeler " bonheur", cette jouissance répugnante là, bonheur de voir souffrir en obligeant l'autre à souffrir et à taire sa souffrance, je m'impose donc j'existe, et je me fous de la gueule du monde en m'affichant moi "malheureux" de n'en avoir pas assez jusqu'à la prochaine fois, plaignez moi pauvre malheureux, réservez votre compassion pour moi et non cette salope qui m'a pris mon fric,

tout ce propos n'est qu'avilissement  de l'autre, manipulation, légitimation de l'abus de pouvoir, du fait de faire souffrir, vision dégradante de l'humain, négation de la souffrance de l'autre, calomnie des autres, réduction des autres au silence, pourriture morale

inversion totale des valeurs, saloperie totale  du comportement et de la prétendue justification

on nous reproche de vouloir changer la nature humaine ? parce que cette prétention à assouvir des pulsions au détriment de l'autre serait la nature de l'être humain ? non, c'est une vision culturelle, idéologique de l'etre humain, c'est une vision fashoïde, animalisante de l'être humain, une vision plus que basse.

l'expression "ligue de vertu"  employé récemment pour faire l'apologie de l'achat, résume aussi à elle seule, l'inversion et la violence des partisans du pouvoir du fric :  c'est le rire de celui qui a le pouvoir, qui se moque de ceux qui n'ont que la vertu pour se défendre, tourne en dérision ces "ligues" sans coup de poing, sans force de l'argent, cette idée ridicule de la vertu si faible par rapport aux pouvoir : la vertu est faiblesse, le pouvoir est donc la vraie valeur,  inversion des valeurs, menace : tu es faible, tu ne peux même pas empêcher mon rire, je t'écraserai et cela m'amuse, et je te montre que cela m'amuse pour t'impressionner et intimider qui songerait à te soutenir ... cette expression signifie toute cette pourriture "morale"



Il n'y a aucune justification à l'utilisation de son argent pour obtenir des relations sexuelles, strictement aucune, cette utilisation n'est qu'abjection à tous points de vue.

ROSEN SURVIVANTE DE LA PROSTITUTION AVEC http... par osezlefeminisme
Vers l'abolition de la prostitution? (Alsace) par Alsace20

Rien d'étrange ?

Un dessin "humoristique" m'a mis très mal à l'aise ...  face à une jeune femme, parlant d'abstinence, montrée comme intimidée sinon bêta, une autre toute fière dit "moi j'ai une vie",  elles parlent de contraception.
" Moi j'ai une vie" ... malaise ... parce que celle qui dit "j'ai une vie" est aussi celle qui trouve normal de dire de l'avortement est une fatalité.
Or, pourquoi choisir de tout faire pour ne pas à avoir à se poser la question de tuer un être humain, serait-il moins "avoir une vie", que de s'exposer à avoir à décider de tuer ou pas ? En quoi est il si joyeux et évident de prendre ce risque ?
Aujourd'hui, le droit à l'avortement est un "donné", or pour les femmes qui l'ont réclamé, l'avortement était une chose terrible, et il m'a toujours paru évident que c'était le droit à un acte terrible... Parce que même si matériellement l'embryon est "quelques cellules" au début ( et ceci n'est vrai que quelques brèves semaines), même si ensuite il n'"intellectualise" pas la douleur encore quelques semaines, à peine, il demeure que tuer un être humain est un acte terrible, une décision très grave. Il m'a toujours paru évident,qu'il était "entendu", logique que les femmes fassent tout pour ne pas avoir à se poser la question de la prendre.
Un des moyens d'y parvenir, taxé d'ailleurs d'"héroique" par les couples mariés par les chrétiens, est l'abstinence : en quoi est-ce ridicule, pourquoi se moquer ?
La jeune femme qui "a une vie" précise "et moi je n'impose à personne" : comme si le dessin et ses propos ne contenait pas l'imposition d'une norme, la norme que "la réalité", la "vie"c'est d'avoir des relations sexuelles (hétéro) : rien d'étrange dans la "violence" de cette moquerie pour parler de son choix de vie, rien d' "imposé" quand la récalcitrante se voit punie par une moquerie allant jusqu'à la négation de sa propre vie ?
Etrange et "choquant" en réalité.


Cette norme des relations sexuelles est martelée tous les jours.
Par exemple dans son émission sur RMC sur la sexualité par Brigitte Lahaie et dans son interview ci dessous : un article qui médicalise les abolitionnistes en les qualifiant de " névrosées", et qui justifie la prostitution au nom d'une conception fausse et avilissante de l'être humain et de la gent  masculine en particulier.
Rien d'imposé vraiment : c'est une blague ???

Le plus vicieux de l'affaire est que bien sur dans le calcul du niveau de vie minimum admis pour s'autoriser en tant que femme à ne pas éliminer son bébé en cours, il faut intégrer le temps réglementaire pour son "équilibre sexuel" et celui de son ou ses compagnons...
Rien d'imposé, mais non pas du tout.

Il est faux de confondre et absurde de rejeter d'un même bloc, la dureté et la mysoginie dont ont pu faire preuve certains chrétiens envers les femmes et les enfants "illégitimes", la "culpabilisation" des femmes voulant ou ayant avorté d'une part, et des choix de " vie" aussi, qui ne sont rien d'autre que le choix de refuser de tuer, d'autre part.

Pour mémoire d'ailleurs, ce film sur Saint Vincent de Paul, montrant la différence entre les chrétiens  charitables et ceux qui ne manient les concepts que comme prétexte à leur dureté ...


mémo :

http://elisseievna-blog.blogspot.fr/2012/08/ce-que-je-crois.html

l’être humain n’est humain que s’il nait dans le corps d’une femme, s’il y vit durant des mois en harmonie et en communication avec elle, et aussi de préférence avec le père près de la mère, c’est pourquoi il est absurde et même monstrueux d’opposer fœtus et femme, le fœtus ne peut se développer bien que si la mère le désire et le souhaite, pas si elle est forcée.
L’avortement doit ainsi être permis aux premiers stades du développement de l’enfant, même si les médecins qui y ont opposés ne doivent en aucun cas être obligés de le pratiquer.
Mais le droit fondamental des femmes est de ne jamais avoir à recourir à l’avortement faute de protection contre la violence, faute d’information, faute de contraception, faute de présence du père et de la famille et de la société (faute de crèches …) quand elles sont enceintes et souhaitent garder leur enfant.

L'interdiction du pantalon à Paris et le mythe de l'islam non islamiste

L'interdiction du pantalon à Paris et le mythe de l'islam non islamiste

L'interdiction aux femmes de porter le pantalon à Paris pour comprendre la fausseté de la distinction entre "islam" et "islamisme".

"L'islam", le "droit islamique" apparait multiple parce que ses applications sont diverses, mais cette apparence est fausse pour l'essentiel.
En réalité, entre les Etats musulmans appliquant les aspects les plus durs de la loi islamique et ceux qui ne les appliquent pas, il n'y a pas de différence d'interprétation des textes, mais uniquement une différence dans l'application de ces textes.

La terminologie est confuse, "islam" est en soi un mot-valise, un mot polysémique, comme le mot "droit" et "droit islamique".
Lorsque l'on parle d'un droit, on doit distinguer le droit "théorique", le droit selon le sens de la loi, du droit "positif", c'est à dire du droit effectivement en vigueur, du droit appliqué à un moment donné dans une société.
( Nota bene : l'expression "droit positif" a dans un autre contexte un autre sens, celui de droit selon la loi en vigueur théoriquement dans une société, par opposition au droit "naturel", c'est à dire celui qui serait conforme à des principes "supérieurs".)

Il n'y pas de différence d'interprétation (majeure) entre l'islam vu par les "islamistes" et l'islam vu par des musulmans plus "doux", il n'y a que des différences dans l'application.

Il y a-t-il une différence majeure entre fouetter de cent coups de fouet ou lapider à mort : non, c'est la mort .. Il y a-t-il une différence majeure entre amputer la main du voleur pour un larçin de tel montant ou d'un autre montant ? Non ..

Lorsque l'on parle de "différents islam", ce n'est pas de différentes théories, de différentes doctrines, dont on parle, ce n'est pas de différentes "lois islamiques" - mais des différentes applications de l'islam, de l'islam tel qu'il est appliqué effectivement, l'islam effectivement en vigueur, c'est à dire de l'islam "positif".
L'islam qui serait effectivement modéré dans la théorie, n'existe pas.

Pour illustrer de façon simple la différence entre droit (théorique) et droit positif, on peut citer le cas toujours problématique de l'interdiction du pantalon à Paris. L'ordonnance du préfet de police Dubois n° 22 du 16 brumaire an IX (7 novembre 1800) interdit aux femmes le port du pantalon à Paris. Cette ordonnance n'a jamais été abrogée. Un ministre a répondu en janvier 2013 qu'elle aurait été "abrogée implicitement" en raison de son inconstitutionnalité depuis 1946. L'implicite n'est jamais clair et toujours contestable, et précisément, s'agissant d'une marque d'inégalité entre hommes et femmes, il aurait été plus "élégant" de procéder une abrogation explicite. Quoi qu'il en soit, cette ordonnance était tombée en désuétude bien avant 1946 : le droit "positif" appliqué est bien éloigné du droit énoncé par cette ordonnance.
D'autres lois ne sont pas appliquées, par exemple concernant les intérêts ...

Pour autant, la loi théorique reste la loi, il n'y a pas création d'un autre droit, "modéré" par rapport à un droit "intégral", il n'y a pas de problème d'interprétation, il y uniquement une inapplication.

Et le risque demeure d'une remise en vigueur dans les faits de la loi dans toute sa rigueur. En droit français, une loi ne peut pas être abrogée par la désuétude, par la coutume "contra-legem". C'est ainsi qu'une loi "théorique" longtemps écartée du "droit positif", peut y être réintroduite ... dès qu'il plait aux autorités de l'appliquer.
Par exemple un décret-loi de 1848 prohibant le marchandage a été progressivement considéré comme abrogé par le non-usage jusqu'à ce qu'en 1901 le ministère public en ait requis l'application.
C'est pourquoi il est choquant que le ministère des droits des femmes se refuse à une abrogation explicite par la loi ( comme l'avait proposé un groupe de parlementaires en 2011) d'un texte dont il indique lui-même qu'il a juste le tort d'être contraire à un de nos grands principes, le principe d'égalité ...

Concernant la loi islamique, l'illusion créée par un "droit positif" plus doux en pratique que la loi islamique est redoublée, et la présenter comme preuve de l'existence d'une "autre religion" est une escroquerie.
Non seulement la non application est une situation toujours fragile, toujours réversible, mais l'abrogation effective est impossible puisque le législateur est "dieu".
Il suffit donc que les croyants les plus fervents gagnent du pouvoir dans un état "musulman" pour que la loi islamique soit remise en vigueur, et il est complètement mensonger d'endormir la vigilance des défenseurs des droits humains en leur servant le mensonge d'une différence de "religion" là où il n'existe qu'une différence de pratique, d'application.



 

Perversité de l'accusateur et du système accusatoire

suite de l'article " semaine précédent Saint Michel" :  http://elisseievna-blog.blogspot.fr/2013/09/semaine-precedent-la-fete-de-st-michel.html

Nos institutions judiciaires ne chargent aucun magistrat de la fonction d’accusateur, parce que cette fonction est perverse. Elle implique qu’un magistrat ne pourrait être fier d’avoir bien fait son travail qu’à la condition que le mal se soit produit, ce rôle implique de se réjouir du mal, ce rôle est pervers en soi. Car un accusateur ne peut faire autre chose qu’accuser et ne peut réussir sa mission qu’en prouvant qu’il y  a des raisons effectives d’accuser et des preuves de la culpabilité. L’innocence de l’accusé est sa défaite, la preuve du mal commis par l’accusé est sa victoire, l’existence du mal commis par le crime de l’accusé est sa raison d’être. 

Avoir pour raison d’être le mal et ne pouvoir se réjouir d’une victoire, d’avoir fait son travail correctement, que si le mal délibéré a été commis, implique de se réjouir du mal,  implique la perversité, est la définition de la perversité.

Le juge d’instruction instruit à charge et à décharge, il peut décider de non-lieu, le procureur défend le point de vue de la loi sur l’affaire au nom de l’Etat : ces deux magistrats auront bien fait leur travail et pourront en être fiers si ils ont avec  perspicacité dirigé les enquêtes sur les faits, si ils ont finement analysé les faits, la définition des délits et la correspondance éventuelle entre les deux, ces deux magistrats peuvent se réjouir sans aucun frein, d’aboutir à la conclusion qu’il n’y a pas eu crime, qu’il n’y a pas de coupable, que le monde n’est pas si moche, et les êtres ne sont point méchants comme il avait pu paraitre au premier abord, ces deux magistrats peuvent donc se réjouir du bien.

Notre système « inquisitorial » et non « accusatoire » évite aussi les lamentables négociations de marchands de tapis entre les « parties » sur les peines, comme si la justice concernant des points de principe, la justice pénale, pouvait être l’objet de marchandages.

La recherche de coupables devant un problème, l’institution d’un rôle d’accusateur est toujours perverse, y compris quand celui ou ceux que l’on accuse est a priori « soi-même ».

La recherche de coupables devant un problème est perverse car face aux problèmes, ce sont des projets constructifs qu’il faut rechercher et  toute perte de temps dans cette élaboration ne fait  qu’ajouter au temps de « malheur ». Elle est perverse parce qu’elle repose sur le préjugé que le malheur vient du mal, sur la certitude que le mal est volontaire, et entretient l’attente d’une punition du coupable, qui résoudrait les maux, or qu’est ce que la punition : rien d’autre que le mal infligé sous prétexte qu’un mal précédent a été commis, or qu’est- ce que l’attente impatiente d’infliger un mal, sinon le mal lui-même.


La recherche des « nations coupables » par leurs propres ressortissants parait innocente et inoffensive parce qu’elle apparait être une accusation « de soi-même », alors qu’elle ne l’est nullement, car les accusateurs ne se reconnaissent pas eux-mêmes personnellement comme les coupables, bien au contraire, ils se posent comme bien supérieurs aux masses qu’ils accusent. Dès lors l’infamie qu’ils imputent à « leur » nation, ne sera pas attribuée à eux-mêmes et les punitions qui seront appliquées pour ces crimes ne retomberont pas sur eux-mêmes, mais sur les plus faibles de leur nation. Déterminer les responsables précis de telle ou telle décision politique nuisible est une recherche historique qui permet d’analyser les mécanismes de ces prises de décision et est donc utile. Accuser tout un peuple ne permet aucune compréhension. L’accusation de « sa » nation, n’est pas l’accusation de soi-même, mais un mélange de la vanité de se présenter comme au-dessus de la mêlée et du sadisme dans le plaisir de voir punir, aveuglément, au hasard, tous les autres, par suite, surtout les plus faibles de sa nation.  L’accusateur se réjouit du mal qui frappera sur son ordre, d’un mal qui frappera les plus faibles, ceux qui ont eu le moins par aux décisions précises : il est pervers.

Je suis juive et Prochoix défend sa boutique en "désinformant" sur moi

" Tu ne porteras pas de faux témoignage" ...

Je dois démentir des informations fausses et calominieuses circulant sur moi et venant des fondatrices de Prochoix et leurs rédactrices :

Prochoix a un créneau, une "boutique", une "niche" :  Caroline et Fiammetta sont deux féministes, laiques lesbiennes ouvertement, on est donc prié de les croire sur parole, en raison du lieu politique " d'où elles parlent".

Elles sont donc féministes, laiques, lesbiennes, zut .. il leur manque la shoah pour être presque parfaites ( si elles étaient noires  et handicapées ...), pour pouvoir se targuer du clan irréfutable, du clan des "dominés" absolus ..

Il se trouve que je suis moi, féministe, laique, défendant les lesbiennes en défendant en même temps le droit stricte à la vie privée, et que "de plus" je suis juive, et la "shoah" une partie de ma famille n'y a pas survécu, ce qui fait que je ne supporte pas, mais réellement je ne supporte pas, les " réductions à hitler", les rappels de cette période sauf quand ils sont nécessaires par "devoir de mémoire", c'est à dire pour prévenir d'autres génocides.
J'occupe donc leur "créneau" et de manière plus topique, plus profonde qu'elles mêmes.

Or il se trouve aussi, que j'écris des textes qui contredisent les leurs sur l'islam ... alors même que je n'ai jamais parlé d'elles dans mes articles jusqu'en 2010.
Par la simple conjonction des deux faits, mon origine et les idées militantes d'une part, et mes écrits sur l'islam d'autre part, je suis la seule personne en France qui met en péril la solidité de la crédibilité de leurs propres textes, sur le fondement du lieu politique "d'où l'on parle". Je les gène donc.

Que vont elles faire pour empêcher mes textes de créer un doute sur la valeur des leurs sur ce sujet, puisqu'elles ne peuvent pas contester le lieu politique "d'où je parle" ?

Elles pourraient critiquer mes textes, contester mes arguments. A condition d'en être capable sans doute ...

Mais elles agissent autrement : elles mentent ... elles ne peuvent pas contester le lieu "d'où je parle" : et bien qu'à cela ne tienne, il suffit  de mentir à mon sujet, il suffit d'affirmer que je ne suis pas juive. Pourquoi se gêner ?!
En mentant ainsi, non seulement elles font croire que je parle pas d" où je parle" mais qu'en plus, elles me font passer soit pour une manipulatrice cynique soit pour une mythomane, c'est tout bénéf' pour leur boutique.



Nathalie Szuchendeler est rédactrice de Prochoix, ( http://nathszuchendler.wordpress.com/ -  http://www.prochoix.org/pdf/Prochoix.45.interieur.pdf   )   logiquement, je suppose qu'elle se réfère à ce que Fiammetta ou Caroline lui disent sur moi, et qu'elle croit qu'elles ou celle qui lui parle de moi, ne lui ment pas, sur un sujet aussi grave que ma judéité, je suppose qu'elle ne peut même pas s'imaginer un tel mensonge, à elle, dont le nom peut laisser supposer qu'elle a exactement les mêmes origines que moi.

Or Nathalie Szuchendler est si persuadée que je ne suis pas juive, qu'elle l'écrit en 2012  :  Elle écrit en me prêtant des intentions immondes, qui je qualifierais si j'étais juge, de gravement diffamatoires : " ... elisseievna casse tout ce qui se rapporte de près ou de loin à l'islam .. elle n'est pas juive.. Il s'agit d'utiliser les uns pour taper sur les autres ni plus ni moins".

Je suppose qu'elle ne peut même pas s'imaginer que les Saintes de Prochoix ne la poussent ainsi à propager des mensonges aussi graves sur moi, graves car ils me décrivent comme une telle s.. que parmi les lecteurs il se trouvera forcément des gens pour vouloir s'attaquer physiquement à moi, pour me "punir".
Alors qu'en réalité, celle des filles de Prochoix qui lui a parlé de moi, se sert d'elle, sciemment, délibérément, cyniquement, avec ses origines que je pense être les mêmes que les miennes, juive de Russie / Europe de l'Est, pour, sciemment, délibérément, cyniquement, me mettre en danger.

J'ai tenté à plusieurs reprises de désiller les yeux de Nathalie Szuchendler depuis 2010, mais .. elle ne m'a absolument pas crue, et comment me croierait-elle puisqu'elle a tant confiance dans Prochoix ?

Ha que ne ferait-on pas, quand on n'a pas d'arguments solides pour défendre ses idées, pour défendre sa "boutique" !

Fiammetta Venner et à Nathalie Szuchendler ont écrit que je soutiendrais Philippe de Villiers, Alexandre Del Valle, Paul Landau, sans autre précision, laissant ainsi entendre que je partagerais en réalité leurs idées et qu'en réalité je ne serais donc pas féministe et laique
or chacun et chacune de mes lectrices peut constater, que j'ai effectivement soutenu, publiquement, sur la toile,  ces trois personnes pour certaines - et pas toutes - de leurs idées, mais tous les trois pour leur courage, tout en défendant mes idées féministes bien plus radicales que celle de Caroline qui est favorable .. à la légalisation des mères porteuses (!)

 (Une autre rédactrice de Prochoix, Nadia Geerts a repris cette accusation, en m'accusant elle explicitement de me faire passer pour quelqu'un ayant des idées féministes et laique que je n'aurais pas : j'ai également tenté de lui montrer le contraire, bien en vain, puisqu'ele fait confiance à Prochoix et non à moi).

Caroline Fourest et Fiammatta Venner me connaissent depuis 20 ans pour la seconde et un peu moins pour la première et savent pertinemment que je suis juive, mais cela n'empêche pas Caroline, dans une rédaction particulièrement affutée, jonglant entre demi-vérité et demi-insinuation tout en matraquant la grosse bertha de la calominie toujours à la limite du "fait" qui pourrait lui être reproché, de reconnaitre en tout état de cause en 2010 qu'elle me "connait très bien" et depuis au moins "10 ans". Je laisse les lectrices surtout juristes admirer l'attaque calomnieuse : Caroline, tout en évitant soigneusement de me qualifier d'une maladie, utilise une formulation qui le laisse très exactement comprendre, et juxtapose des informations qui permettent au lecteur de comprendre que j'aurais été victime d'antisémitisme ... sans pour autant être réellement juive, mais juste parce que je "relèverai de la médecine".


Je rappellerai  quelques principes de bases d'une charte des journalistes de la SNJ, manifestement bafoués par ces procédés dégueulasses  :




Autre démenti :
A propos d'Alexandre Del Valle, que je suis accusée de "soutenir",  j'ai entendu des propos parfaitement mensongers et immondes  :  demandant à quelqu'un censé connaitre l'extrême droite qui il était,  cette personne m'a répondu  : " c'est un nazi ". Une calomnie répugnante, que j'ai immédiatement comprise comme telle car j'avais lu les livres d'Alexandre Del Valle, où il dénonçait les néo-nazis et leur idéologie. Mais si je ne les avais pas lu : le mensonge qui m'a été affirmé aurait pu me convaincre, venu de quelqu'un qui le formulait avec une assertivité totale, sans autre commentaire "c'est un nazi ", et peut etre aurais été dissuadée de lire ses livres ... En réalité, comme je vérifie toujours les éléments à la source, ce scénario était impossible, mais une autre personne aurait pu être impressionnée et ainsi, totalement trompée.

La technique est la même envers lui qu'envers moi : parce que ses écrits dérangent, certains tentent de le faire passer pour le contraire de ce qu'il est.

Voici un article où il explique cette situation en détail :


"J'en ris !"
Alexandre Del Valle répond à ses détracteurs

Propos recueillis par David Reinharc et Serge Lukasiewicz (1) pour le Jerusalem Post
Site Officiel d'Alexandre del Valle : 
http://www.alexandredelvalle.com
Car ceux qui connaissent réellement l'extrême droite et mes perceptions savent que Le Pen me tient pour un agent israélien et que le Front national, comme le GRECE, la nouvelle droite et la quasi-totalité de l'extrême droite me détestent et combattent mes thèses

Alexandre Del Valle est un personnage controversé, en particulier pour ses écrits sur l'islamisation de l'Occident. En plus d'être géopolitologue, il est fondateur, avec Rachid Kaci (2), de la Droite libre, cette branche de l'UMP dont le slogan est "une droite décomplexée pour une France forte".

- Vous êtes un des géopolitologues les plus attaqués qui soient. Qu'est-ce qui motive, selon vous, le harcèlement dont vous êtes l'objet ?

- Je pense, sans orgueil aucun, que mes écrits, sérieux et documentés, dérangent des milieux xers fort puissants, parfois contradictoires. Or, comme je suis un chercheur engagé et libre à la fois, je suis capable de chercher et de frapper dans plusieurs directions et de décevoir tous les manichéens qui veulent ranger les gens dans les cases.

J'ai un nombre d'ennemis incroyable ! Ces ennemis, - déclarés ou pas : pro-islamistes et/ou proarabes de gauche, d'extrême gauche et d'extrême droite antisioniste, de milieux diplomatiques ou politiquement corrects pro-islamistes -, ne peuvent pas prouver que j'ai tort ou que je noircis le triste tableau de la vulnérabilité de l'Occident face à l'offensive islamiste radicale et terroriste.

Alors ils n'ont d'autres solutions que de me faire passer pour un dangereux manipulateur, extrémiste ou au passé sulfureux ou aux prétendues amitiés troubles.

Mais l'important est que ma conscience est tranquille. Mes écrits x foi :

aucune haine, aucune profession de foi contraire à l'humanisme qui m'est cher, et aucune déformation des faits. On ne me pardonne pas notamment d'être passé d'une famille politique de départ gaulliste, antiaméricaine et souverainiste à un positionnement libéral proaméricain - mais capable de critiquer les erreurs des Etats-Unis - et pro-israélien.

On refuse de croire qu'un chercheur puisse être à la fois membre d'un parti politique - l'UMP de Nicolas Sarkozy - et indépendant. On me reproche aussi d'avoir comme maîtres ou amis des gens inclassables et libres comme Bat Yé'Or, Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, ou Pierre-Marie Gallois, les premiers qui, en Europe, ont tiré il y a vingt ans la sonnette d'alarme et analysé la menace du totalitarisme islamiste à l'assaut de l'Occident.

On ne me pardonne pas de critiquer l'islamisme non pas comme certains islamophobes en rejetant tout dans l'Islam, mais au contraire en proposant une alternative libérale et progressiste pour le monde arabo-musulman incarné par des musulmans anti-intégristes comme le grand intellectuel tunisien Mezri Haddad, le franco-algérien Rachid Kaci avec qui j'ai créé la Droite libre à l'UMP, l'ancien ministre du Chah Houchang Nahavandi, l'opposant iranien Kaveh Mohsseini, et tant d'autres musulmans qui dénoncent comme Abdelwahhab Medeb, Souheib Bencheikh ou Mohamed Charfi, "la maladie de l'Islam".

Enfin, on ne m'a pas pardonné d'avoir été un peu "trop" médiatisé après les attentats du 11 septembre et d'avoir dans Le Figaro et sur les écrans et radios dénoncé le nouveau Munich occidental et européen face au fascisme islamiste, puis le phénomène de dhimmitude qui frappe progressivement les pays déclinant d'Europe - psychologiquement et démographiquement -, qui s'enfoncent toujours plus dans le syndrome que Bat Yé'Or a nommé Eurabia.


- Ne vous êtes-vous pas compromis en prenant la parole dans des causeries ou salons du livre dont les couloirs étaient arpentés par des hommes d'extrême droite au rugissement haineux ?

- Non, en tout cas pas à mes yeux ni aux yeux des grands résistants ou rescapés de la Shoah ou même des chasseurs de nazis qui m'ont formé ou fait confiance et qui savent que par la présence et le dialogue, j'ai appris plein de choses sur les mouvements totalitaires.

Concernant les gens "au rugissement haineux", je ne les tiens pas pour amis, et je condamne dans mes écrits leurs idées extrémistes. Si j'ai pu entamer une thèse de géopolitique fort documentée sur les Rouges Bruns Verts (extrême gauche, fascismes xers et islamisme) puis contribuer à mieux analyser les contours des nouvelles menaces pour l'Occident judéo-chrétien, c'est bien parce que je suis allé sur le terrain, au Liban, en Afrique, en Amérique latine et parce que j'ai recueilli, avec professionnalisme et pragmatisme, témoignages, interviews, etc.

Mon seul but était d'étudier les nouvelles menaces totalitaires anti-occidentales. Or je pense que personne ne doute que mon camp est celui de l'Europe et de l'Occident ! Comme Nicolas Sarkozy face à Ramadan, je pense que le meilleur moyen de combattre un ennemi est de débattre avec lui pour le confondre et le connaître.


- Vos adversaires vous reprochent votre affinité intellectuelle avec Alain Griotteray. Pouvez-vous nous parler de lui ?

- Rappelons les faits : récemment, les auteurs d'un ouvrage-procès antisioniste dénonçant la soi-disant OPA sur les Juifs de France m'ont notamment accusé d'avoir été jadis repéré et promu au Figaro Magazine et au sein du RPR-UDF par Alain Griotteray, lequel avait osé publier un livre sur la droite molle. Griotteray aurait un jour préconisé une alliance de toutes les droites pour battre la gauche, ce qui permet à mes détracteurs de m'assimiler à la droite radicale.

Or non seulement Griotteray n'a jamais fait alliance avec le Front national de Le Pen, mais il a toujours été l'un des plus grands défenseurs d'Israël en France et zélé combattant de l'antisémitisme.

Griotteray a été le créateur du premier grand réseau de résistants en 1940 en France à une période où les communistes donneurs de leçons de morale faisaient la propagande du Troisième Reïch au nom de l'Alliance Hitler-Staline...


- Quel est le combat que vous menez ?

- Un combat de défense de notre modèle fragile de société, car les sociétés ouvertes qui sont les nôtres ne survivent qu'autant que nous les défendons, du point de vue territorial, humain et idéologique. Karl Popper est l'une de mes références majeures, avec sa contribution historique The Open society and its ennemies.

Or je pense que les ennemis du monde libre sont les mêmes Rouge Brun et Verts, totalitaristes antioccidentaux, antidémocratiques, antilibéraux, antichrétiens, malaxement antiaméricains et antijuifs. Donc liés et convergeant par les mêmes haines.


- Pourquoi, du jour au lendemain, et alors que rien, à ma connaissance, ne vous rattache à cette communauté, vous êtes-vous senti concerné par la condition de l'homme juif ?

- Plus de choses que vous pourriez soupçonner me rattachent à cette communauté ! Je ne l'ai jamais clamé sur les toits comme le x les instrumentalisateurs professionnels et détourneurs de la mémoire juive, mais je vais déroger aujourd'hui à cette pudeur qui permet aux détracteurs de soupçonner n'importe quoi et de délivrer leur théorie du complot d'infiltration des Juifs.

Premièrement, le fait d'avoir subi depuis mon jeune âge l'antisémitisme en raison de mes origines pieds noirs et de mon patronyme réel qui sonne très "Juif tune".

Deuxièmement, le fait d'avoir épousé en 1999 une Juive argentine d'origine ashkénaze dont la famille a été marquée par les pogroms ukrainiens et polonais et la Shoah.

J'ajoute que je fréquente plus les fêtes juives que les fêtes chrétiennes depuis plusieurs années déjà, et que c'est une communauté que j'ai épousée via cette nouvelle famille, communauté de surcroît la plus directement et obsessionnellement touchée et visée par les totalitarismes rouge brun vert que j'étudie et combats depuis des années.

Enfin, je constate que je n'ai jamais été autant attaqué médiatiquement que depuis que je défends Israël et les Juifs de France victimes de l'antisémitisme rouge-brun-vert... Je suis donc une victime directe et indirecte de l'antisémitisme.

- A ceux qui vous accusent d'être un cheval de Troie frontiste, que répondez-vous ?

- J'en ris ! car ceux qui connaissent réellement l'extrême droite et mes perceptions savent que Le Pen me tient pour un agent israélien et que le Front national, comme le GRECE, la nouvelle droite et la quasi-totalité de l'extrême droite me détestent et combattent mes thèses, pas uniquement "sionistes", mais également relatives à la nécessité d'édifier un Islam de France républicain et de réussir l'intégration des immigrés.

Ce à quoi je travaille avec Rachid Kaci, Mezri Haddad, Kaveh Mohsseini, Jbil Kébir et tant d'autres musulmans français modérés que l'extrême droite déteste autant que les islamistes car immigrés, alors que ces musulmans non intégristes sont pour moi des frères et des compatriotes à part entière comme tous les autres Français de toute origine du moment que, comme l'a dit Nicolas Sarkozy, les lois de la République et le respect du drapeau français sont observés.


- Que pensez-vous de la politique de retrait unilatéral des derniers gouvernements israéliens ? Quel peut en être l'impact géostratégique sur la région selon vous ?

- J'ai toujours pensé qu'Ariel Sharon qui en est à l'origine est un génie stratégique et géopolitique. L'avenir dira s'il a eu politiquement raison ou géopolitiquement tort...


(1) David Reinharc est directeur littéraire et journaliste. Serge Lukasiewicz est enseignant à l'université Bar-Ilan.
(2) Voir Le Jerusalem Post édition française n° 771.













Réponse à Finkielkraut : le concept d’islamophobie nait aussi de revendications juives.

RCJ 22/9/2013 Finkielkraut http://www.dailymotion.com/video/x153wg1_alain-finkielkraut-et-le-front-national-rcj-22-9-2013_news http://dai.ly/x153wg1
Alain Finkielkraut et le Front National... par Uncle


Réponse à Finkielkraut : le concept d’islamophobie nait aussi de revendications juives.


Au cours de l’émission de RCJ du 22 septembre 2013, Alain Finkielkraut attribue le concept d’ « islamophobie » au sens d’interdit de tout discours critique de l’islam, à la critique de l’orientalisme par Edward Said.  Il rappelle qu’Edward Said accuse les savants non musulmans étudiant l’islam, les orientalistes, de n’énoncer que des clichés sur l’islam, et il rappelle que le préfacier de son ouvrage, Tsvétan Todorov, qualifiait d’esprit de colonisation la prétention à savoir la vérité sur l’autre.
Alain Finkielkraut critique Said  à juste titre mais il passe tout de même à côté d’un point capital dans la formation de la notion d’islamophobie …
L’accusation de Said  est grossière : en somme il qualifie les orientalistes d’incompétence. Le sophisme de Todorov consiste à confondre vérité de l’autre et vérité sur l’autre, car les orientalistes ont bien la connaissance des textes de l’islam, des textes des musulmans, c’est-à-dire de la vérité de l’autre, avant d’énoncer éventuellement leur analyse et leur compréhension de ces textes, c’est à part leur opinion sur l’autre, leur « vérité » sur l’autre.
On peut ajouter qu’il est particulièrement malhonnête de la part de musulmans militant pour interdire, conformément à la loi islamique, tout discours non apologétique de l’islam, de dénoncer cette critique au nom du colonialisme. Car en agissant ainsi, ils pratiquent eux-même une colonisation de nos concepts de droit et de liberté, en tentant par le terrorisme intellectuel de divers procès d’intention, d’en déformer le sens. Nos concepts de droit et de liberté sont ceux de l’égalité toutes choses égales par ailleurs, de la liberté bornée par la liberté d’autrui, et de l’abus de droit, et non de l’interdit d’émettre une opinion, d’avoir un discours non apologétique envers une doctrine quelconque, notamment l’islam. Ils plaquent eux leur compréhension de la liberté et exigent que nous appliquions cette conception : il s’agit bien là d’un colonialisme.
Alain Finkielkraut oublie un élément de la formation du concept confus d’ « islamophobie ».
La création du concept actuel d’islamophobie doit beaucoup (plus ?) au militantisme juif pour faire qualifier d’antisémitisme la critique du judaïsme. La confusion entre critique du judaisme et antisémitisme s’explique par les circonstances historiques, par le poids en pratique de l’anti-judaisme dans le développement de l’antisémitisme, par la paranoïa compréhensible des juifs après la guerre et leur volonté de « border », de verrouiller tout ce qui pourrait conduire au retour de la « bête ».  Mais cette confusion est injustifiable théoriquement. La rationalité des Lumières dont parle Alain Finkielkraut s’applique autant à la critique de telle religion qu’à telle autre, qu’à toute doctrine en général, quelle que soit la dose d’éléments métaphysiques qu’elle contienne.
Cette confusion fut une erreur magistrale des juifs qui prirent la parole pour l’instaurer et de tous ceux qui les ont approuvés ou laissé faire. Elle s’avère aujourd’hui en pratique être une arme terrible permettant le développement de l’antisémitisme, puisqu’elle interdit la critique de la principale idéologie antisémite actuel : l’islam des textes.