Askolovitch nous insulte et m'écoeure : nous sommes la voix des victimes de l'islam



Nous sommes la voix des victimes de l'islam, nous sommes la voix de tous ceux et celles qui du monde musulman lui même s'aperçoive de la barbarie des textes et veulent y échapper, de celles et ceux qui dans le monde musulman disent parfois, le plus souvent taisent et tentent de communiquer avec nous, pour dire leur désespoir.

J'ai honte pour la France, pour l'occident, que la clairvoyance et la détresse de ces hommes et femmes lucides vivant sous loi musulman, soit qualifiée ici par des pseudos intellectuels aussi ignorants qu'arrogants, de "manque de nuance", "traumatisme", ou " islamophobie" ou même de racisme. Insulter les victimes, insulter les héros, insulter ceux et celles qui tentent de relayer leurs voix ,d'arrêter le mal en en sortant "par le haut", par la prise de conscience, pour empêcher l'accroissement de la violence et tenter d'en sortir .. voilà tout ce dont ces intellectuels qui trahissent leurs devoirs sont capables.

L'histoire Kravchenko se répète ...
http://fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01219/le-proces-kravchenko.html


Claude Askolovitch se fend d'insultes contre Riposte laique, où j'adresse certains de mes articles, le traite de "site pourri", de "dingues"
cet homme qui n'est pas fichu d'aligner trois mots sur l'islam et pourtant se permet de consacrer un livre à la situation des musulmans "visible", sans se demander un instant ce que cette "visibilité" rend visible, ce dont elle fait la propagande, m'écoeure.

Il y a une chose qu'il ne faut pas oublier quand on est juif  : nous serons tous jugés.


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Lettre à un jeune homme de 17 ans qui veut tracter devant le Planning ..

Lettre à un jeune homme de 17 ans qui veut : " organiser des Rosaires publics de réparation devant les cliniques d'avortements (...) . Avec plusieurs amis, nous tractons dans la rue aux alentours des lycées privés et publics d'Avignon, nous allons à proximité du Planning Familial pour rencontrer les femmes qui souhaitent tuer en toute légalité leur enfant, et nous essayons, avec l'Amour du Christ, de les en dissuader."


Bonjour N .., 

je vous écris à la suite de votre lettre ouverte (..)

je suis féministe et pour le droit des femmes de disposer de leur corps, et je voulais à mon tour vous faire connaitre mon point de vue sur votre démarche,

j'imagine que vous souhaitez agir comme la jeune fille du film "Juno" : 

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je vous envoie le lien vers la lettre que j'ai écrite sur la survenue de Xavier Dor au Planning Familial et sur les démarches des anti-ivg en général

il y a tellement à dire sur le sujet ... 
l'essentiel que je veux vous dire ce matin, est que les femmes qui viennent au Planning sont deja en état de "choc" et qu'elles ont besoin avant tout de soutien et d'espoir et d'aide, et probablement, d'informations sur leur corps, sur leur enfant, sur l'aide de la société ...

légalement et humainement, il est très complexe et difficile de savoir comment les aider, quelles que soient les idées que l'on ait sur l'ame et le droit de vivre, à cause de cette situation de choc, d'urgence, et parce que chaque femme est différente .... même pour des adultes professionnels et des femmes, le dialogue dans ces circonstances est difficile  : or vous êtes très jeune et vous êtes un garçon

vous n'êtes pas dans leur situation d'urgence, d'urgence pour savoir que faire par rapport à cet enfant, vous avez le temps qu'elles n'ont pas pour vous informer sur toute la complexité de ces situations ... j'espere que vous le prendrez si vous voulez agir "dans l'amour", l'amour est du travail souvent ...

quelques textes .. 


Cordialement

Semaine précédent la fête de St Michel

 Saint - Michel   



" Il ressemble à un accusateur que le mal réjouit"

Michel Quenot -  Des anges de lumière à l'icône- editions saint augustin

Zacharie 3:1
Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l'ange de l'Éternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l'accuser.

3:2
L'Éternel dit à Satan : Que l'Éternel te réprime, Satan ! que l'Éternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem ! N'est-ce pas là un tison arraché du feu ?

3:3
Or Josué était couvert de vêtements sales, et il se tenait debout devant l'ange.

3:4
L'ange, prenant la parole, dit à ceux qui étaient devant lui : Otez-lui les vêtements sales ! Puis il dit à Josué : Vois, je t'enlève ton iniquité, et je te revêts d'habits de fête.




Fouquier-Tinville - Accusateur Public
Pierre Labracherie
Librairie Arthème Fayard



" Pour avoir chaque jour son lot de condamnés, il soudoie des dénonciateurs et des témoins bidons." 
Fouquier-Tinville rédige plusieurs lettres pour justifier son action. "Ce n'est pas moi qui devrais être traduit ici, mais les chefs dont j'ai exécuté les ordres. Je n'ai agi qu'en vertu des lois portées par une Convention investie de tous les pouvoirs. Par l'absence de ses membres, je me trouve le chef d'une conspiration que je n'ai jamais connue. Me voilà en butte à la calomnie, à un peuple toujours avide de trouver des coupables."  "Je n'ai été que la hache de la Convention ; punit-on une hache ?"
Au moment de son exécution : " ...L'accusateur public est le dernier à se présenter devant la guillotine. Un spectateur lui jette : "Monstre ! À ton tour tu n'as pas la parole !" Et lui de répliquer, plus méprisant que jamais : "Et toi, imbécile, va chercher tes trois onces de pain à la section ! Moi, du moins, je meurs le ventre plein."


  • On peut choisir la meilleure cause au monde, quand on prend plaisir aux moyens destructeurs, on finira par faire l'inverse

    quelqu'un qu'il est bien inutile de re-nommer, écrit que le péril serait moins l'islamisme ou le communautarime islamique que de " revenir au vieux clocher, à la France éternelle, où la norme est celle de l’homme catholique."

    il faudrait que l'on m'explique ce qui serait terrible là dedans - c'est tourné comme une phrase féministe (la norme de l'homme kto rejetée) mais il y a autre chose 

    comme Chagall, comme Pérec, "je me souviens" de ces religeux dans la résistance, de ces "justes" catholiques français, des Maritains, et je crains énormement la disparation de ces vieux clochers, et j'aime "la France éternelle" , qui est catholique effectivement et où vécu rachi- en tout cas voir dans cette france un danger pire que le communautarisme musulman, c'est aussi absurde que préferer des deux anges, satan contre saint michel.

    alors, évidemment, il ne s'agit pas d'accuser "les musulmans" pour des parchemins de la bande à momo il y a quatorze siecle, mais de refuser qu'ils soient appropriés par ce message d'iniquité", (le dragon du feu de ces mots qui leur enjoignent de conquérir le monde), afin qu'ils s'en évadent pour ceux qui s'étaient laissés prendre sous leur chape




Avortement et contraception : le problème moral

Avortement et contraception : le problème moral

Je souhaite aborder la question morale posée par l’avortement, et par la contraception, en tant que féministe. 

Certaines féministes contesteront que cette démarche puisse être féministe, alors qu’elle est fondamentale pour les droits des femmes, dans l’intérêt des femmes.  Je rappellerais d’abord ce que signifie pour moi être féministe, et pourquoi, le débat sur ces questions apparait si problématique aux féministes. Ensuite j’expliquerai pourquoi il me parait utile de l’aborder aujourd’hui, et quelles sont les questions que j’aimerai poser aux partisans des deux « camps » sur ces sujets.

Si l’on se place du point de vue des femmes, il faut défendre leur liberté de disposer de leur corps, et surtout, de le faire en toute connaissance de cause,
Si l’on se place du point de vue des femmes, il faut défendre leur liberté de définir les liens affectifs qu’elles veulent en toute liberté,
Ce qui signifie qu’il faut les défendre à la fois contre des visions qui restreignent leur droit à disposer de leur propre corps, y compris en refusant un autre corps, le corps d’un enfant, en elle,  et qu’il faut les défendre aussi contre des pressions qui visent à les contraindre à avorter,
Si l’on se place du point de vue des femmes, il faut défendre leur liberté d’avoir du plaisir gràce à leur corps, comme leur liberté quand elles le veulent de choisir de ne pas en avoir malgré le désir, il faut encore répéter que quand une femme dit non c’est non …
Si l’on se place du point de vue des femmes, il faut défendre leur liberté d’être joli et sexy en public, sans aller jusqu’à s’adresser de manière agressive à une autre personne par de l’exhibitionisme évidemment, comme leur liberté de ne pas être particulièrement mise en valeur esthétiquement, de ne pas montrer leur corps, de faire prévaloir leur confort et leur santé sur la « mode », de dire que la santé est la seule beauté réelle,

Il n’y a plus de débat aujourd’hui autour de l’avortement et de la contraception, il n’y a plus que des rapports de force :  les uns manifestent devant les hopitaux, pacifiquement certes mais directement face aux femmes concernées ( dans leur esprit, non pour les blesser mais au contraire pour tenter au dernier moment de les dissuader d’une décision qu’elles regretteront), les autres s’opposent à ces interventions violentes psychologiquement et envisagent d’interdire tout débat en faisant de l’avortement une question constitutionnelle et même, si l’on lit le rapport du haut conseil à l’égalité homme-femme, en pénalisant la défense du point de vue anti-ivg sur internet …

Cette situation me parait catastrophique, pour la démocratie en général, mais plus particulièrement dans cette question de l’avortement et de la sexualité plus largement, parce qu’elle est absolument contraire à un élément essentiel de la liberté des femmes : la liberté de réfléchir sereinement, en toute connaissance de cause, sur ces questions, afin de pouvoir prendre des décisions mûrement réfléchies, sans pression, en plein accord avec soi-même, avec ses propres valeurs, avec ses propres émotions et sentiments.

Le rapport de force est si tendu entre partisans et adversaires du droit à l’avortement que le questionnement moral est mis sous le boisseau. Les anti-ivg l’estiment monstrueux en soi, parce que pour eux, tuer un être humain est un meurtre, fin des débats. Les féministes craignent ce débat à double titre. D’abord, comme étant un début de remise en cause du droit à l’avortement. Plusieurs d’entre elles s’opposent au moindre terme qui dérogerait au vocabulaire convenu sur la grossesse. « Tu parles comme les anti-ivg », dès que l’on fait le « faux-pas » de parler d’enfant au lieu du vocabulaire « autorisé » d’embryon ou de fœtus … Ensuite, les féministes craignent que les termes même de ce débat ne soient une violence pour les femmes concernées, en les « culpabilisant ».

La question que je me pose en tant que féministe, est de savoir si, sous prétexte de protéger les femmes de toute culpabilisation, les textes « féministes » sur la contraception et l’avortement, n’en viennent pas à tomber dans la même ornière que l’enseignement aux « jeunes filles innocentes » du XIXeme, c’est-à-dire, à les traiter sur le plan moral en personnes « incapables », ne jouissant pas de toutes leurs facultés intellectuelles. Quand je lis les textes féministes sur la contraception et l’avortement, je vois une absence remarquable : nulle part n’est posée ni traitée la question de savoir en quoi il est justifié moralement de tuer un être humain, un individu humain, vivant, en la « personne » de l’embryon ou pire du fœtus. Un trou noir est posé sur cette interrogation, l’absence de réponse est remplacé par le mantra «  droit à disposer de son corps ».
Droit à disposer de son propre son corps oui, mais quid du corps de l’autre en son propre corps ? Une féministe connue nous disait en privée que la question ressemblait à cette des siamois, deux corps en un. Je n’ai pas vu jusqu’à présent le questionnement féministe aller plus loin. Que l’on me détrompe si des écrits féministes avaient déjà approfondi cette question morale plus avant.

Pas mal de féministes s’insurgent violemment contre toute culpabilisation des femmes, il m’a suffit de montrer des images du développement de l’embryon sur mon blog pour me faire insulter, bannir etc. D’autres féministes qui n’ont pas avorté, se contentent sur cette question de parler de leur propre subjectivité, de leur propres sentiments, disant : «  Je défends le droit à l’avortement, mais personnellement je n’aurais pas pu le faire ».

Mais en dehors du « ressenti », quelle est la vision morale ?  Deux corps dont la vie de l’un dépend de l’autre, et parfois vice-versa : quid des choix possibles ?
Qu’est ce que la liberté des femmes, si elles doivent choisir en restant dans le flou sur cette question de vie ou de mort , avant de choisir, après avoir choisi ?

Pour ce que je sais de la pensée des femmes qui ont défendu le droit à l’avortement dans les années 60-70 en France, l’avortement était vu comme l’ultime recours, il était vu comme un acte grave et dramatique, et la levée de son interdiction était vue comme la réappropriation par les femmes de leur corps, de leur droit de décider de poursuivre une grossesse ou pas, de leur droit de trancher le débat moral, éthique, lié à cette question, c’est  à dire que la levée de l’interdit pénal, signifiait à la fois la réappropriation de leur corps et de leur raison, de leur capacité à raisonner, à décider sur une question morale.

Ces deux droits sont tellement vitaux pour les femmes, que toute tentative pour les réduire est vécue comme une menace vitale, un attentat à leur capacité de défendre leur corps et leurs décisions existentielles, fondamentales.

Une menace renforcée par le fait que l’interdiction de l’avortement signifiait à l’époque l’avortement non médicalisé, c’est-à-dire le risque de mort par infection. S’ajoutait le « traitement », en fait la torture délibérée, punitive, auxquels procédaient certains médecins alors : le curetage « à vif » sans anesthésie.
Aujourd’hui encore, lorsque l’on entend les témoignages de femmes subissant des avortements ( cf le site « j’ai avorté et je vais bien merci »), et qui racontent qu’elles n’ont pas eu d’antalgiques, et comment certains personnels médicaux s’adressent à elle, il est manifeste que cette volonté de punir les femmes par la souffrance physique n’a pas  disparu de nos services médicaux.
La méthode Karman d’aspiration a changé les données du problème à la même époque, puisque cette méthode mécanique n’est pas dangereuse en principe pour la femme. La méthode précédemment la plus pratiquée consistait à générer une infection dans l’utérus, pour provoquer l’évacuation de l’embryon en même temps que le rejet par le corps des infections provoquées. Les femmes provoquaient des lésions par des « aiguilles à tricoter » ou autres tiges de persil, et le risque de mort par septisémie était élevé. Une fois l’avortement réalisé, pour assainir l’utérus, le curetage était nécessaire, ce qui donnait l’occasion à certains médecins, sur la recommandation de certains mandarins eux-mêmes, de laisser libre cours à leur sadisme.

L’avortement est aussi provoqué par des plantes, parfois des plantes médicinales ou aromatiques ayant par ailleurs des vertus médicales pour les femmes. Il est important de le savoir lorsque l’on veut avoir un enfant, et encore plus, quand on est enceinte et que l’on ne veut pas perdre son enfant.
Cet élément montre lui aussi combien la liberté de l’information est « vitale » dans ce domaine, combien était pernicieux et absurde l’interdit d’informer sur la contraception et l’avortement qui régnait sous la loi de 1921.

Le droit  au savoir, à l’information, est un droit si souvent dénié aux femmes, le droit à disposer de son propre corps, commence par le droit d’être informée sur son propre corps, sur son fonctionnement, ses besoins, sur ce qui le menace etc… 
Rien de plus révoltant et écoeurant que cette volonté de garder les filles ignorantes, comme des « oies blanches », dont on s’amuse à voir « l’hystérie » lorsqu’elles se trouvent désemparées devant les réactions de leur corps alors qu’il leur est enseigné qu’une fille normale est en somme asexuée, ce petit jeu de mensonge délibéré, de tromperie, d’apeurement, ajouté au terrorisme moral des filles est tout à fait immonde et vicieux. 
Maintenir les filles dans l’ignorance, c’est en faire des jouets et des esclaves des hommes : un comportement abject, le contraire de l’éducation. Ce procédé est comparable à l’excision dans ce sens qu’il vise au même but : mettre la sexualité des femmes sous contrôle, au service exclusif de l’homme, interdire aux femmes toute maitrise d’elles-même, de leur corps, de leur plaisir. C’est contre cet état des choses, que nombre de femmes et d’hommes se sont élevés en rejetant l’enseignement « puritain » aux filles. 
Aujourd’hui que l’ignorance n’est plus possible parce que les sources d’information sont multiples, c’est par la désinformation que les hommes « pervers » tentent de  s’assujettir les femmes : par un discours qui en gros leur dit qu’elles ne peuvent échapper à un rôle de putes. 
Voilà, pour le dire au passage, une des raisons pour lesquelles il faut s’opposer aux mini-miss, qui enseignent à des petites filles qu’elles sont destinées à être des séductrices « sexy » offertes au public.

Aux féministes « sur le terrain » qui informent sur le droit à la contraception et à l’avortement, j’ai envie de demander si elles ne craignent pas , en parlant de la sexualité fécondante comme d’un bienfait allant de soi, comme d’une donnée non interrogeable, comme d’une « norme » en réalité,  de faire le jeu d’une « contrainte à la sexualité », au bénéfice de tous les marchands de produits médicaux ou autres, liés à cette « hyperactivité », plus qu’au bénéfice de la santé ou du bien-être des femmes ?  
Qu’est ce que le discours du « droit à la contraception et à l’avortement » laisse comme place à des interrogations la sexualité en elle-même, sur sa place dans la vie ? Les adolescent-e-s peuvent ils encore se poser la question du passage à  l’acte ou pas, peuvent ils ne pas se sentir « anormaux » s’ils n’ont pas de « vie sexuelle » ? Est-ce que leur seul choix normal serait de se demander s’ils ont hétéros ou homos, et auraient-ils encore le droit de ne pas « essayer » les deux sexualités avant de « choisir » ?

Lorsque j’étais adolescente, on se moquait des USA où la mentalité de l’époque traitait comme anormaux les jeunes qui  n’avaient pas de petit-e- ami-e-.  Dworkin hurlait devant cette contrainte à la non viriginité, où les jeunes filles devaient se contraindre à prouver qu’elles pouvaient baiser, Dworkin parlait de viol, et c’est bien de viol dont il s’agit. Est-ce que la propagande pour la contraception et l’avortement, ne risque pas d’aboutir à ces viols là : «  je ne veux pas trop mais je me force pour être sure d’etre normale » ?

Est-ce que les adolescents d’aujourd’hui, qui n’entendent parler que de relations sexuelles qui vont de soi, dès les années collèges, - sans même parler de pornographie – alors même que leurs parents divorcent à qui mieux mieux, et de contraception et d’avortement comme des « droits » uniquement, sont encore libres de se poser certaines questions, d’effectuer certains choix, qui ne sont pas dans la « norme » allant de soi comme un « droit » : c’est à droit d’avoir des relations sexuelles protégés et le cas échéant d’avorter. Est-ce qu’une ou un adolescent a encore le moyen de se demander, sans crainte d’être anormal ou fou ou ridicule, s’il veut « attendre » d’avoir rencontré la personne qu’il aime, avec qui il ou elle décidera d’avoir des enfants  pour avoir des relations sexuelles ? Est-ce que les messages qu’il reçoit lui permettent de seulement songer à cette éventualité ? Ou bien est ce que tout ce discours de « droit » ne l’oriente pas forcément vers « le choix » d’entrer dans des relations qui ne sont pas « idéales » et peuvent être difficiles ou éventuellement dramatiques ?

Est-ce qu’une société qui divorce autant, où les gens ne savent donc pas s’aimer en fait, ne devrait pas s’interroger sur sa capacité à enseigner quoi que ce soit aux jeunes, et à fortiori, s’interroger sur ces certitudes sur les nouveaux tabous, les nouveaux interdits de parler qu’elle inventent ?!

A force de s’interdire de poser une question, à savoir quel est le fondement moral de tuer un être vivant, est ce que l’on n’est pas en train de créer un climat de folie où des femmes intériorisaient qu’elles n’ont pas le droit de se poser la question, et aucune raison non plus de ressentir de la répulsion devant ce gestion, et donc aucun droit  de refuser de tuer si leur entourage le leur demande, mais aussi, aucun droit de penser ce qu’elles ressentent, avant ou après : c’est là, dans cette dissociation que commence la « folie ».  Pour les femmes qui ne ressentent rien de négatif ou d’ambivalent, pas de problème, mais pour toutes les autres ???

Il est évident que soulever ces questions face à des femmes qui sont au moment de choisir, qui viennent de s’apercevoir qu’elles sont enceintes alors qu’elles ne l’avaient pas décidé, est brutal et violent, et trop tardif. Dire seulement que l’on est ouvert à ces question est déjà délicat,  à un tel moment.

Mais en amont, il est au contraire très important d’analyser ces questions, ces émotions, de « parler », de laisser la parole aux femmes, aux couples, de refuser tous les interdits de débats sous prétextes des « combats » en cours.

Parce qu’ils soulèvent le problème moral, et donc de santé mentale pour les femmes, du fait d’accepter ou pas de tuer. Etre en accord avec soi-même, lorsque l’on a des choix aussi vitaux, aussi existentielles que l’avortement, ou vraiment librement d’avoir telle ou telle relation sexuelle, est primordial, et pour être en accord avec soi-même il faut échapper à toute aliénation, à toute occultation d’une part de soi-même, il faut pouvoir tout interroger …. S’interdire, sous quelque prétexte, dans quelques circonstances que ce soit, l’accès à ses émotions, à ses réflexions, est une forme d’aliénation, et est une souffrance.

Parce qu’ils soulèvent des problèmes de santé pour les femmes, avec les conséquences de la mise sous hormones sur de longues périodes de la vie. Ainsi que des problèmes d’environnement avec l’influence de ces hormones évacuées dans les fleuves sur la faune.   

Parce qu’il ne faut surtout pas perdre de vue l’objectif de notre « combat » :  la liberté des femmes, et non pas l’institution d’une nouvelle « norme » qui comme par hasard semble aujourd’hui servir non pas les femmes, mais des intérêts uniquement marchands. Ce sont des intérêts marchands, et non l’intérêt des femmes, qui poussent à imposer la norme de l’activité sexuelle fécondante et contraceptée, par hormones, en Europe : développer le chiffre d’affaires de fabricants d’hormones et autres gadgets, réduire l’arrivée sur le marché du travail de jeunes européens trop syndicalisés et revendicatif, l’ouvrir aux pauvres plus prolifiques ou chassés de leurs pays par la misère produite par les mêmes lois marchandes … bref faire le jeu d’intérêts qui n’ont rien à voir avec la liberté et la dignité des femmes, avec la liberté et la dignité humaines, qui n’ont non plus rien à avoir avec le fait de mettre au monde des enfants dans les meilleures conditions.
Le choix moral sur l’avortement se pose en fait à propos de deux actions. L’avortement lui-même : la question de la justification de tuer. Puis, l’acte sexuel à priori fécondant ( on peut faire plaisir à l’autre en dehors de ces actes spécifiques) : la question de la justification de prendre le risque d’une fécondation, même réduit par la contraception, alors que l’on sait que la seule issue  envisagée en cas d’accident serait l’avortement.

Aujourd’hui, un des arguments de la défense du droit à l’avortement, est que les grossesses non désirées sont une fatalité car la contraception n’est pas sûre à cent pour cent, et qu’il existe des viols. Exprimer les choses ainsi me parait pernicieux : cette formulation occulte la condition à laquelle les grossesses non désirées se produisent, c’est-à-dire le choix d’avoir des relations sexuelles qui y exposent. Hurlement que j’entends déjà, franche rigolade :  « non mais tu ne vas pas nous sortir qu’il ne faut pas baiser, on rêve, on n’est plus au moyen âge.. ».

Je réponds qu’à force de refuser les questions et la réalité, nous sommes justement en train d’y replonger justement, nous n’avons plus le cran d’affronter non seulement les réalités, mais même les interrogations dérangeantes, nous n’avons plus le cran d’affronter le conformisme ambiant, pas le moindre plus petit conformisme actuel, nous revenons aux préjugés dont le corrollaire est la colère et la « furie irrationnelle » contre celui qui trouble l’ordre du groupe.

L’ordre du groupe est devenu qu’il faut baiser jeune, et risquer des avortements et bien sur avorter si on n’a pas le niveau de vie « suffisant » ou si on a un handicapé en route. Le fait que des femmes qui avortent et qui reçoivent des messages culpabilisant, leur enjoignant de souffrir, ne contredit pas ce que je viens de dire : au contraire, ce malaise, ces contradictions, montrent que notre société n’a pas assez réfléchi sur ce sujets, qu’il y a bien trop de non-dits, dans tous les sens.

Le choix d’avoir des relations qui exposent aux grossesses est bien un choix, pas une fatalité, dès lors que ce choix existe, il faut le penser, il faut prendre conscience qu’il existe, et prendre la liberté aussi de se poser la question liée à l’existence de ce choix : soit la question de savoir si l’on est ou pas, et dans quelles conditions, en accord avec soi-même lorsque l’on prend ce risque.

Au fond, j’ai souvent l’impression fort désagréable, quand j’entends certaines discours féministes, de parler à des gens qui ressassent un discours ancien, un discours un peu gâteux et satisfait de soi-même, de vieux combattant,  sans se soucier de son effet sur les plus jeunes. Si je suis dure dans ce commentaire, c’est en raison de la violence verbale, que je rencontre dès que je sors du discours « convenu » sur le sujet, dès que je parle de la conscience des médecins, ou de « bébés » pour les enfants en formation. Cette violence me parait non seulement injuste, mais très significative d’un probleme non résolu. Ou résolu par l’enfermement. Un enfermement que je trouve pour ma part irresponsable. 
Face aux lobbys de l’industrie du sexe, -et des nouveaux marchands d’esclaves - les féministes ne peuvent pas se contenter de regarder dans le rétroviseur, de ressasser leurs victoires passées, de se satisfaire de leurs propres libertés, et de présumer que les adolescents d’aujourd’hui auraient les armes intellectuelles pour réfléchir, pourraient se défendre : c’est à nous de les défendre.   Il faut qu’ils sachent clairement qu’il n’y a pas trente six mille façons de ne pas risquer d’avoir un jour à  se poser la question : est ce que je tue ou pas un individu, humain, qui est issu de moi ?

L’avortement a été « vendu » à nos mères ou grandes sœurs comme promis à la disparition avec la contraception, comme une opération sur des embryons de quelques cellules, insensibles, sans forme humaine quasiment : or tout ceci est faux, et on nous dit aujourd’hui : « Ne dramatisons pas, c’est un évènement qui arrive à 40% des femmes une fois dans leur vie » …  Bon, 200 000  morts provoquées par an, si ce n’est pas dramatique, alors on peut dire en quoi, et le montrer de manière évidente, photos à l’appui, non ?

Il me parait tout à fait absurde et même imbécile, de laisser le féministe se faire récupérer par le marché, réinstaurer en fait le patriarcat le plus absolu, donnant droit de vie et de mort aux chefs de famille, aux chefs de populations plutôt aujourd’hui, sur les enfants et le corps des femmes et des hommes moins puissants socialement. Parce qu’en réalité, si l’on considère le résultat global de cette politique à façade libérale, c’est  bien à cette situation que nous sommes arrivés. Mort aux enfants trop chers hors quota, mort aux handicapés ( trisomiques tués à plus de 90% après leur détection vers 5 mois, on voit mal comment appeler cela autrement que de l’eugénisme et de l’assassinat), réduction des hommes à des lavettes dociles et éventuellement camées. Avec réduction du débat à des invectives :  t’es «  facho » si tu poses une question …

Aux opposants au droit à  l’ avortement et  à la contraception, j’ai envie de poser toute une série de questions qui suivent …


  Questions à des militants anti-avortement

Les militantes du Planning familial rencontrent des femmes dans une situation de crise, quand elles ont déjà pris leur décision ou ont peu de temps pour la prendre, ces militantes craignent de « faire pression » sur ces femmes, d’ajouter à leur souffrance en prononçant des mots qui les culpabiliseraient, alors qu’elles sont déjà dans une situation de souffrance. C’est bien avant l’arrivée des femmes au planning qu’une réflexion sur la vie sexuelle en général et sur la fécondité doit avoir lieu, pour éviter autant que possible des drames ou des choix faits hâtivement et sous la pression, dans la panique, que l’on pourrait regretter ensuite.
Si l’on veut pouvoir réfléchir avant, bien avant de telles situation, il faut à mon sens se poser les questions telles que les intéressées les ont à l’esprit, tout au long des processus qui conduisent éventuellement à se poser un jour la question de l’avortement.  D’où cette liste de questions …

Que diriez vous à des jeunes qui veulent avoir une contraception et qui vous disent : «  je veux connaitre mon corps » ?
Ou : «  je veux profiter des plaisirs de la vie » ?
Ou :  « je veux savoir si je m’entends bien physiquement avec celui ou celle que j’aime affectivement avant d’envisager une vraie vie de couple » ?
Ou : « parce que je veux être sûre que lorsque je ferai un enfant, ce sera vraiment avec la bonne personne »

Que diriez vous des couples qui veulent avoir une contraception « chimique », et vous disent : «  mais en pratique, matériellement, comment fait-on dans un couple sans contraception chimique : on ne fait plus l’amour, ou bien on ne fait plus certains actes ? »
Ou : «  pourquoi distinguer « contraception » et « régulation des naissances », qui n’est qu’une autre forme de contraception ? »
Ou : «  et si malgré ces précautions qui ne sont pas très fiables, une grossesse survient alors que n’est vraiment pas le bon moment, et qu’on le sait rapidement, que faut-il faire ? »
Ou : « au nom de quoi faire venir au monde un enfant qui vivra dans de mauvaises ou très mauvaises conditions, alors que dans les premiers stades de la grossesse, on peut mettre fin à sa vie alors qu’il ne ressent rien et n’en souffrira pas ? »
Ou : « si notre enfant nait handicapé, nous n’avons pas les ressources pour l’élever, et il risque d’être maltraité, ou ses frères et sœurs risquent d’en souffrir »

Que diriez vous à une femme ou jeune fille qui vous disent :
«  je veux avorter parce que je n’ai pas les moyens financiers d’élever cet enfant »
Ou : « parce que je ne peux pas le faire garder pendant que je travaille »
Ou : « parce que si je gagne de quoi l’élever, je ne pourrais pas jongler avec les garderies ou l’école, et il risquera de rester seul, et d’avoir des accidents »
Ou :  « parce que je n’ai pas commencé ou fini mes études »
Ou : « parce que je ne pourrai pas lui offrir une vie non misérable »
Ou : « parce que j’ai peur qu’on me l’enlève si je ne peux pas l’élever …
Ou : « parce que j’ai peur qu’il soit maltraité si on me l’enlève »
Ou : « je veux avorter parce que j’ai été victime de violence, je suis isolée et mon enfant risque de subir les mêmes violences que moi parce qu’il sera l’enfant d’une femme « sans défense » »

Que diriez vous à une femme ou jeune fille qui vous disent :
« Je veux avorter parce que je n’aime pas le géniteur/père »
Ou : «  parce qu’il est violent »
Ou : « parce qu’il est devenu violent depuis que je suis enceinte »
Ou : « p                arce que je ne suis pas sur d’aimer le père et de vouloir faire ma vie avec lui »
Ou : « parce qu’il ne veut pas de l’enfant »
Ou : « parce que ma / sa famille ne veut pas de l’enfant »
Ou : « parce qu’il m’a menacée de demander la garde de l’enfant selon la loi sur la garde alternée »
Ou : « parce qu’il peut enlever l’enfant et l’emmener dans son pays »

Que diriez-vous à une femme ou jeune fille qui vous disent :
«  Je veux avorter parce que je ne veux pas être mère »
Ou : « parce que je ne me sens pas assez mature pour être une bonne mère, je sais que je le serai plus tard »
Ou : « parce que je ne veux pas subir physiquement une grossesse »
Ou : « parce que j’ai déjà du mal à m’occuper de mes autres enfants, et je n’aurais pas la force physique, pas la santé, pour m’occuper convenablement d’un nouveau »
Ou : « parce que cette grossesse n’était pas prévue, j’ai pris tous les moyens  de contraception qui n’ont pas marché … »
Ou : « parce que c’est mieux d’être désiré, je ne veux pas mettre au monde un enfant non désiré »
Ou : « parce que je ne me sens pas capable d’aimer cet enfant »
Ou : « parce que je ressens de l’aversion pour cet enfant, je ne sais pas pourquoi exactement »
Ou : « parce que je ressens de l’aversion pour cet enfant, à cause de son père … »
Ou : « parce que j’ai peur d’être une mauvaise mère »
Ou : « parce que j’ai peur d’être violente envers cet enfant »
Ou : « parce que cet enfant est né d’un homme qui n’est pas mon compagnon et je ne veux pas casser mon couple »
Ou : « parce que cet enfant est né d’un homme qui n’est pas mon compagnon et n’en veut pas »
Ou : « parce que cet enfant est né d’un homme qui n’est pas mon compagnon et je ne veux pas qu’il est une vie écartelé entre deux couples »

Que diriez-vous à une femme ou jeune fille qui vous disent :
«  Je veux avorter parce que si j’accouche sous X ou si je fais adopter mon enfant, il souffrira de sa situation de toute façon »
Ou : «  je veux avorter parce que si je garde cet enfant à contre-cœur, ou dans l’angoisse, il le sentira et nous serons tous les deux malheureux toute notre vie »
Ou : «  je veux avorter parce que je ne veux pas que cet enfant me reproche un jour de l’avoir mis au monde sans qu’il ait rien demander dans d’aussi mauvaises conditions »

Ou : « je veux avorter parce que je n’aimerai pas cet enfant et que l’amour ne se commande pas, or un enfant a besoin d’amour … »

Claude Askolovitch et le n'importe quoi

Askolovitch parle de l'islam sans avoir lu un seul livre sur l'islam : grotesque mais surtout irresponsable,

Askolovithch se permet dans ces deux interviews comme à l'égard de Riposte laique, de multiplier les insultes, en particulier contre les Français d'origine qui, sachant eux de quoi ils parlent, s'inquiètent de la montée en puissance de la loi islamique dans leur pays, il les affuble de "sueur aigre", dans le plus caractéristique des styles orduriers de .. la presse des années 30 ...

Il affirme que les musulmans visibles ne sont pas un risque pour la République, alors que la propagande qu'ils véhiculent ainsi, par cse actes de visibilité, c'est à dire de propagande pour l'islam, est une propagande pour une politique présentant des points communs centraux avec le nazisme,

Je l'accuse donc de se rendre par cette affirmation irresponsable complice de complices objectifs d'une politique génocidaire, d'une politique de persécution des juifs, des femmes, des homosexuel-les,
je l'accuse au nom de toutes les victimes de la propagande de cette religion, victimes non musulmanes et aussi musulmanes, propagande qu'il justifie et donc dont il est co-responsable.

Claude Askolovitch affirme qu'il est  "Français de souche" : combien d'ancêtres nés en France a-t-il pour prétendre se mettre sur le même plan en terme d'appartenance que les Français d'origine ? L'impression qu'il donne est celle d'un usurpateur, prétendant parler de la France mieux que les vrais Français d'origine, pendant qu'il les injurie quand ils osent se plaindre ...

encore une usine à fabriquer des antisémites

J'invite Claude Askolovitch à écouter le père Samuel, ou le pasteur ougandais dont je viens de publier les vidéos ci dessous, et à lire ...

 
Claude Askolovitch : "Avec le débat sur le... par rtl-fr


Information sur la contraception et l'avortement


Le rapport du Haut conseil à l'égalité sur l'information internet sur l'IVG est à la fois hilarant et effarant.

Hilarant parce que l'on a envie de répondre en le lisant :  "Absolument débordée" ... !

Le rapport se plaint du fait que les sites "pro-vie /antichoix" bénéficie d'une visibilité internet forte et que des sites aussi performant et défendant le droit à l'avortement ou l'IVG manqueraient cruellement de moyens :
inquiétant n'est il pas ?...
Or que voit-on dans le rapport, quels sont ces sites dévastant le paysage googlelien : trois malheureux sites, certes assez malhonnètes dans leur présentation qui peut apparaitre "neutre" à première vue ...
Y répondre ne parait pas relever des travaux d'Hercule. A moins d'être " Absolument débordée ..."

Effarant parce que le rapport préconise sans rire d'assimiler la parution de tels sites, militants et partiaux certainement, à des pressions morales et s'interroge sur la façon de les réprimer ... c'est à dire que dans l'esprit des rédacteurs, militer lorsque l'on n'est pas du même avis qu'eux, relève de la criminalité.

On croit rêver, cauchemarder, devant l'énoncé aussi benoit d'une vision dictatoriale de la cité : ce rapport fait dans de la justification du despotisme comme Monsieur Jourdain faisait de la prose.
Sur l'air du " les éclairés c'est nous, donc nous devons réprimer tous ceux qui ne pensent pas comme nous, leurs idées sont forcément néfastes et dangereuses pour la population, la publication de leurs idées exercent forcément une pression inadmissible sur les personnes qui voudraient se soumettre aux lois conformes à nos idées". Despotes éclairés selon eux et fiers de l'être.

Le rapport a raison de critiquer la tromperie de quelques sites anti-ivg qui se présentent d'un premier abord comme "neutres" : c'est en effet une tromperie et une manipulation, mais de là à parler de "pression" ... et surtout, de la à condamner d'une façon générale tous les sites d'information anti-ivg, dont ceux,  majoritaires d'après ce que j'ai pu voir, qui annoncent d'emblée clairement leur position  : il y a là aussi une présentation trompeuse de la réalité pour justifier une répression grave.

Le rapport explique sérieusement que publier des opinions et informations contre l'IVG c'est exercer une pression morale insupportable sur des jeunes ou moins jeunes femmes qui souhaitent avorter.
Alors moi j'accuse tous les sites qui affirment " sans vaseline" aux jeunes qu'ils doivent "se protéger", d'être des sites pro VIOL, car ils exercent une pression évidente pour convaincre des jeunes d'une norme d'activité sexuelle obligatoire, or faire pression sur quelqu'un pour qu'il ait des relations sexuelles, c'est psychologiquement du viol.
Si le rapport s'autorise à préconiser l'extension de la notion de pression morale à la publication d'information sur des sites, c'est à dire sur des supports que les lectrices vont voir volontairement, il faut parrallèlement juger avec autant de sévérité tout ces sites d'information qui ne portent nulle part la mention " j'ai le droit de ne pas avoir envie d'avoir une vie sexuelle à 15 ans" ... .

Quand tant de sites "officiels", dit " d'information", ne mentionnent nulle part : "" j'ai le droit de ne pas avoir envie d'avoir une vie sexuelle à 15 ans" ... .
 parce qu'à force de présenter les choses comme si cette option n'était même pas envisageable, c'est bien le viol des jeunes filles de 15 ans que l'on encourage, c'est bien le forcing de leur consentement que l'on commet.
Quand tant de sites "officiels" ne mentionnent nulle part : "j'ai le droit de ne pas avoir envie d'avorter malgré une grossesse non désirée, malgré les difficultés", on finit par arriver à une situation de pression pour l'avortement, d'avortement forcé, de complicité d'avortement forcé avec toutes les personnes qui peuvent faire pression sur une femme pour qu'elle avorte ...

Le message global des défenseurs de la contraception et de l'avortement ne doit pas dériver dans un discours "pro-sexe hétéro et dès la puberté" sous peine de perdre son caractère féministe.
Or c'est ce qu'il tend à devenir, non pas délibérement bien sur, mais piégé par la peur de "culpabiliser" ou d'être répressif,  en parlant des raisons qu'une femme peut avoir de ne pas "bénéficier" de "droits" acquis de haute lutte ...
Si l'on veut que chacune puisse parler de ses sentiments, de sa situation, il faut pouvoir parler des cas où l'exercice de ces "droits" n'est pas non plus une bonne solution, peut etre parce qu'il s'agit de cas où il n'y a pas de bonne solution ou de solution idéale.

Je trouve assez obscène qu'un gouvernement - il n'est pas le seul, rappelons le - qui ose priver de crèche tant d'enfants, pour construire des batiments ludiques divers, religieux  ou sportif, ose vouloir empêcher de s'exprimer des sites qui donnent à la voix à celles qui disent : je souffre d'avoir avorter, je ne voulais pas mais je me sentais obligée. ..

Vous avez dit "choix" ?
La majorité des avortements sont dus à des causes économiques, cela veut dire que la majorité des femmes sont contraintes à avorter, que leur "choix" n'en est pas un en réalité. Alors qu'elles voient gaspiller autant d'argent pour autre chose que l'aide aux enfants qu'elles auraient pu garder si elles avaient été soutenues. D'autres ont peur des violences : qui osera dire que cette peur n'est pas fondée ? Celles et ceux qui ont institué la garde alternée imposée, qui permet tant de pression ?!  Celles et ceux qui ne mouftent pas alors qu'une célébrité retire sa plainte pour violence conjugale probablement sous la pression : si même les femmes les plus aisées, de vedettes de l'anti-racisme, se voit sans défense, quelle femme peut se défendre en réalité ... ? Ces femmes qui ont peur, de la pauvreté et de la violence qui va avec et qui va parfois même sans pauvreté, qui dira qu'elles ont "choisi" l'avortement sereinement ? ... Quelques sites leur donnent la parole. Est ce si insupportable à entendre ?

Pendant ce temps là on "abreuve les adolesecents de pornographie", qui est aujourd'hui l'apologie du viol et du sadisme, il faut aussi le savoir :
est ce que l'on a entendu un mot d'un gouvernement contre cette machine à fric et ce proxénétisme public qu'est le porno ? non !

Qu'est ce qui fait que tant de femmes et jeunes, se trouve poussées à l'avortement, c'est justement cette propagande  pornographique, qui fait que les enfants "inattendus" ne sont plus seulement imprévus mais impensables et rejetés violemment ...

On entend à peine le Pr Nisand dire "abreuver les adolescents de pornographie c'est de la barbarie"


« Il faut informer les parents des dangers de la pornographie pour leurs enfants »
Le professeur Israël Nisand, chef du pôle gynécologie obstétrique du CHU de Strasbourg, s’exprime sans détour sur les conséquences néfastes de la pornographie sur les jeunes.
(AFP PHOTO FREDERICK FLORIN)
Il préside le colloque Médecine et psychanalyse qui se tient jusqu’au 22 septembre à la faculté de médecine de Clermont-Ferrand.
Avec cet article
 La Croix : « Le porno fait du mal à nos enfants ! », dites-vous. Qu’est-ce qui provoque ce cri d’alarme ?  
 Israël Nisand :  Je consacre deux heures par semaine à l’association info ados à Strasbourg. Je vois régulièrement des jeunes de 4e  et 3e  dans les établissements scolaires. Récemment, des chefs d’établissement m’ont demandé de rencontrer aussi des plus jeunes, alertés par un certain nombre d’événements dans leurs écoles, notamment des séances de fellation collective dans les toilettes. 
Par ailleurs, les questions posées par les jeunes lorsque je les rencontre sont directement liées à la pornographie, voire de plus en plus à la zoophilie. Il est stupéfiant de voir l’absence de réaction de notre société à ce sujet. La loi de 2001 relative à l’éducation à la sexualité dans les écoles, les collèges et les lycées n’est pas appliquée. C’est désormais la pornographie qui éduque nos enfants à la sexualité.
 Quelles sont les conséquences de ce phénomène ?  
On observe chez les adolescents une sexualité de plus en plus « trash », violente, et une consommation addictive de pornographie très précoce. Certains enfants de 9-10 ans regardent de la pornographie trois heures par jour. Le sociologue Richard Poulin, professeur à l’université d’Ottawa que je cite dans mon ouvrage Et si on parlait de sexe à nos ados ? (1), montre le lien très net qui existe entre la date du premier rapport sexuel, certaines pratiques (utilisation d’objets, sodomie) et la consommation de pornographie. Celle-ci donne une image dégradée et méprisante de la femme. 
Les garçons disent qu’ils regardent des films pornos pour savoir ce que les « meufs » aiment. Ce que la pornographie montre, c’est que lorsque les femmes disent « non », elles veulent dire « oui ». Ces documents fixent des normes, et construisent la sexualité des jeunes autour de l’idée qu’on peut forcer les femmes, puisque finalement, elles aimeront ça. 
Cette situation me pousse à poser une question citoyenne : qu’en sera-t-il des rapports hommes-femmes dans l’avenir ? C’est une véritable incitation aux viols. On ne peut pas laisser les jeunes construire leur sexualité avec ces images qui sont aussi très angoissantes et induisent une logique de performance. Que des adultes consentants visionnent des films pornos ne me gêne pas, si c’est leur choix. Mais que des enfants construisent leur fantasmagorie sexuelle sur ces films qui vont de plus en plus loin m’inquiète beaucoup. D’autant qu’il faut savoir que les « tendances » actuelles de la pornographie s’attaquent aux derniers tabous que sont la zoophilie, mais aussi le viol et l’inceste.
 Quelles propositions faites-vous ?  
J’ai rencontré en mars dernier François Hollande, et je lui ai fait trois propositions. En premier lieu, il faut informer les parents des dangers de la pornographie pour leurs enfants. Il faut savoir que dans 30 % des cas, les jeunes regardent leur premier film porno en empruntant un document qui appartient à leurs parents. Il arrive encore qu’un garçon de 14 ans reçoive un de ces films pour son anniversaire ! 
Deuxièmement, il faut prévenir les addictions en discutant avec ses enfants, les garçons, mais aussi les filles, car très tôt, celles qui ne veulent pas regarder ces images sont considérées comme bégueules, et on se moque d’elles. Il faut dire aux jeunes que ces images sont nuisibles. Elles ne correspondent ni à la réalité, ni à ce qui se passe entre deux êtres humains. Elles sont faites pour être vendues. 
Enfin, il y a encore quelques années, il fallait aller chercher les images pornographiques. Aujourd’hui, elles surgissent sans qu’on les ait demandées. Je demande que les serveurs d’accès Internet ne puissent plus montrer une seule image pornographique sans que l’on ait donné un numéro de carte bancaire. Car aujourd’hui, les jeunes surfent facilement sur les sites pornographiques sans débourser un seul centime. Les parents pensent parfois que le contrôle Internet suffit, mais les adolescents peuvent aller sur l’ordinateur d’un copain ou y avoir accès sur un smartphone. 
On sous-estime le problème. Je suis véritablement inquiet. Ceux qui minimisent ce phénomène et qui ne font rien pour le contrer, oublient ce qu’est le développement psychique d’un enfant. Abreuver les jeunes d’images pornographiques, c’est de la barbarie.
 (1)  Et si on parlait de sexe à nos ados ?,  Israël Nisand, Brigitte Letombe, Sophie Marinopoulos, Éditions Odile Jacob, 248 p., 21 €.

Recueilli par MARIE AUFFRET-PERICONE















ADRESSE IMAGINAIRE A TOUTE LA GALAXIE « MANIF POUR TOUS », PRINTEMPS FRANÇAIS, SENTINELLES …


Amandier en fleurs à Combalet 



Adresse imaginaire à toute la galaxie « Manif pour tous », Printemps français, Sentinelles …


Je suis féministe radicale et pour le mariage homo, et en même temps, je me réjouis du mouvement historique qui est le vôtre.


Je voudrais vous expliquer deux choses. La  première, est pour quelles raisons, je me réjouis de ce mouvement, en quoi il rejoint mes préoccupations féministes. La deuxième, est pourquoi je crois que ce mouvement ne pouvait se produire que sous l’impulsion initiale des catholiques les plus fervents et les plus attachés à des notions telles que la pureté et la croix.

Je me réjouis de votre mouvement, pour deux raisons :
-          parce que j’en partage l’idée essentielle sur l’enfance
-          et parce qu’au délà de ce thème précis, il représente une mobilisation inespérée pour défendre une civilisation que j’estime être aujourd’hui en grave danger d’être détruite.

L’idée essentielle de la Manif pour tous, si je l’ai bien comprise, est que l’idéal pour un enfant est de naitre d’un homme et une femme qui s’aiment et l’élèveront ensemble.
Je pense que cette idée est une évidence. Tout le monde sait qu’un enfant est plus heureux s’il a  « son » père et « sa » mère autour de lui, qui s’aiment.  Il suffit d’interroger ses propres sentiments.

Cette idée est un élément central de notre civilisation, parce qu’elle met l’amour au cœur de la réalité, l’amour qui refuse de considérer  l’être humain comme un fait uniquement matériel, l’amour qui refuse de considérer l’autre comme un objet, l’amour avec toutes ses exigences,  qui vont lors de certains évènements jusqu’au sacrifice de soi-même.

Notre civilisation est fondamentalement monogame, parce qu’elle prend en compte avec « réalisme »,  les exigences de cet « idéal » d’amour , amour conjugal, amour des parents pour leurs enfants,  souci des autres en général.
Tout le monde sait donc qu’un enfant est plus heureux s’il a  « son » père et « sa » mère autour de lui, qui s’aiment.  Tout le monde sait aussi que les  couples qui s’aiment vraiment  vivent en fait, selon le modèle monogame, du « don total l’un à l’autre » et tout le monde « rêve » de vivre selon ce modèle « de conte de fée ». 
Nous savons  que la vie de famille a de grandes exigences, et  nécessite de renoncer à trop d’individualisme, nécessite une part de « sacrifice » de son égo.
A l’inverse, nous savons bien que l’on risque, en sortant de ce modèle monogame, soit de faire naitre des enfants dans de mauvaises conditions,  soit de briser des cœurs : c’est-à-dire d’une façon ou d’une autre,  de faire souffrir l’autre, que l’on traite peu ou prou en objet.

Vous voyez peut être maintenant apparaitre ce que sont à mon avis, les points communs entre féminisme et christianisme.  Tous deux, féminisme et christianisme refusent qu’un être humain soit réduit à un objet,  et que règne la loi du plus fort. Féminisme et christianisme sont deux idéalismes, c’est-à-dire deux refus de la domination du matériel sur l’esprit ou l’âme.

Pour que le matériel ne domine pas sur l’âme, il faut que chacun accepte l’idée d’un sacrifice éventuel de soi pour l’amour, pour les autres. La conscience de cette réalité m’apparait capitale, la prise de conscience de cette situation dans laquelle l’humanité se trouve du fait de sa « nature d’être » à la fois matériel et spirituel, entre « ange et bête »,  m’apparait être un acquis fondamental de la civilisation. Cette prise de conscience est toujours menacée par la violence  et les idéologies mises au service de la violence et de la loi du plus fort,  la loi du marché etc.

Vous voyez ainsi aussi apparaître la raison pour laquelle votre mouvement ne pouvait naitre que de l’initiative des catholiques les plus fervents, ceux qui ont à l’esprit la croix : eux, n’oublient jamais qu’aimer exige le sacrifice, toujours une part au moins de sacrifice …

Je pense que pour sauver notre civilisation, il faut écouter l’’enseignement des catholiques  qui n’ont pas renoncé aux idées de pureté et de croix … Je crois qu’en refusant de les écouter, c’est le cœur de notre civilisation que l’on rend incompréhensible, donc indéfendable.

La menace pour notre civilisation est dans l’idée que l’être humain ne pourrait pas échapper à la fatalité d’utiliser l’autre comme un objet, parce qu’il est en fait esclave de son corps. 
L’enseignement des adeptes de la « pureté » est que l’être humain a une vraie liberté intérieure, qu’il  a largement la liberté de maitriser ses pensées et par ses pensées, son corps. La « croix » dit la liberté de choisir jusqu’au bout, l’amour de l’autre malgré les douleurs du corps. Cette réflexion les a menés à  être partisans de la monogamie stricte,  de la « chasteté » même dans le mariage.

Je donnerai  deux exemples de discours de ces « fols en dieu » qui me paraissent finalement si  … féministes. 
Le Pape Jean-Paul II a expliqué que pour Jésus, l’ « adultère » existe lorsque l’on regarde  « une » femme, même « sa » propre femme, avec uniquement les yeux du désir physique, c’est-à-dire dès  lors que l’on regarde l’autre uniquement comme outil de satisfaction de son propre corps. C’est la notion de « chasteté » conjugale, du moins une de ses formes.
Autre exemple, un médecin catholique du début du XXème siècle, dans un ouvrage adressé aux jeunes, s’insurge contre les justifications par un prétendu « besoin sexuel » de l’envoi des jeunes à des prostituées, il témoigne que ces femmes finissaient toutes victimes de maladies affreuses, il explique que les hommes ont la liberté de gérer leur imagination et par là leur sensations,  et que médicalement l’abstinence n’a pas jamais tué personne.

L’explication de texte de Jean-Paul II montre  le manque d’amour,  la barbarie, de toute théorie qui énonce qu’un homme aurait le « droit » d’avoir plusieurs épouses ou aurait le « droit » de faire tel ou tel geste contre la volonté de sa femme.
Les explications de ce médecin catholique rappellent la souffrance physique des femmes réduites au rôle d’esclaves d’un prétendu besoin physique masculin et le ridicule et la mauvaise foi odieuse de cette justification …  


Les féministes paraissent se situer à l’opposé de cette conception de la famille monogame. En réalité les féministes ont dénoncé le mariage et la famille parce qu’elles sont constaté que dans les faits et dans certains discours, ces institutions étaient le lieu d’abus de pouvoir sur les plus faibles et de justification de ces abus.  Mais les féministes radicales ont aussi depuis longtemps dénoncé la violence sous les discours de prétendue « libération sexuelle ». Elles se font d’ailleurs régulièrement accuser de « puritanisme » …
Je pense que pour résumer la différence des points de vue, on peut dire que ce n’est pas contre l’idéal de « don mutuel total » de cette vision de l’amour conjugal et familial qu’elles s’insurgent, mais contre ses divers détournements.   Juste au cas où vous l’ignoreriez, beaucoup ont trouvé le « prince charmant » et vivent très heureuses en famille ... 

Aujourd’hui le féminisme est confondu avec la théorie du genre, qui sous-tend les projets les plus aberrants concernant les enfants. En réalité le mouvement féministe n’est pas le mouvement dit « queer », c’est-à-dire celui des partisans de la thèse du « gender » poussée à l’extrême :  pour résumer brièvement la différence entre les deux, on peut dire que le queer tend à nier le corps et jusqu’au droit de se dire « femme », ce qui aboutit à la destruction de la raison d’être même du féminisme. 

Le mouvement féministe  est pour une bonne part très opposé à la GPA notamment : la Coordination lesbienne en France, le Planning familial, la Cadac  s’opposent depuis des années à la légalisation des contrats de mères porteuses.   
Mais le mouvement féministe n’était pas aussi apte à réagir  parce qu’il est piégé par son optimisme :  je m’explique …  Mon mouvement, les féministes,  est un mouvement très fleur bleue et plein d’optimisme :  nous disons « nos luttes changent la vie entière », nous voulons « refaire le monde » pour le bien de toutes et tous, nous cherchons des solutions pour un monde meilleur et nous avons confiance dans la possibilité de les trouver.
Or cet optimisme rend le féminisme facilement récupérable par le monde du marché, car le monde de la marchandisation repose sur l’idée qu’il y aurait des solutions à tout, qu’il serait possible de « jouir sans entrave », qu’aucun sacrifice ne serait nécessaire, qu’il suffirait d’acheter ses produits pour ne jamais souffrir.
Ainsi, quand le mouvement féministe voit que les lesbiennes ou les gays ne peuvent pas avoir d’ »enfant de l’amour » et en souffrent, les féministes, hétéro ou lesbiennes, se disent : «  il doit y avoir une solution à imaginer ». C’est alors que le monde marchand dit « Pas de problème, nous avons des solutions :  vente de gamètes, location de ventres, vente de bébés  …», et accuse les féministes qui refusent cette prétendue solution d’être réactionnaires …

J’allais presque oublier  … Les « fols en dieu » pas sortables pensent que l’homosexualité est un péché, ils osent le dire en public : je ne suis même pas traumatisée … Ce qui me parait essentiel est que même le catéchisme exige de la compassion : là aussi l’idéal d’amour de notre civilisation prévaut.

La mobilisation française pour protéger les enfants, est un évènement historique, extraordinaire. Elle est aussi inespérée que fragile.  Je pense qu’il faut avoir conscience qu’elle est une occasion unique sans doute pour notre génération …

Je pense qu’il est essentiel de conserver à l’esprit quel est l’idéal, et les raisons fondamentales pour lesquels il est l’idéal.
Il peut y avoir des vues très diverses dont on peut discuter à l’infini, sur la prise en compte par la loi des situations qui ne correspondent pas au cadre idéal, sur les moyens de s’en rapprocher malgré les particularités et difficultés particulières de chacun, – moyens que les féministes optimistes cherchent activement –
Mais il ne faut pas perdre de vue l’idée essentielle à défendre, contre toute les idéologies ou religions qui voudraient nous convaincre de nous abaisser : l’enfant n’est pas un objet, aucun être humain n’est un objet, et tout être humain a en soi cette dimension qui lui permet de ne pas traiter l’autre en objet.


elisseievna